‹ Le Déterminisme et la Responsabilité dans le Système de CalvinChapitre 31 sur 60 · Inst. chrét,, II. 8. 56 ; éd · texte numérisé non relu

Inst. chrét,, II. 8. 56 ; éd

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Weber, quand il écrit ces lignes qui surprendront certainement sous la plume d’un défenseur du libre arbitre : « Le phénomène, objet de science, pure abstraction, obéit vraiment à ces lois nées au terme de son histoire, et qui ne sont autre chose que la constatation de cette forme définitive acquise par un long travail ; mais l'acte nouveau, libre, indépendant, antérieur à loule loi, dégagé de toule règle, sous quelle néècessilé l’enchaîner ?(1)... la moralité d’un homme, ce n’est que son impuissance à se créer une conduite personnelle... nous appelons bien, ce qui à triomphé... le succès, pourvu que le vaincu soit bien vaincu... justifie tout » (2). ;

Calvin a très nettement signalé le défaut capital des anciennes théories du devoir : « ils (les philosophes) ne montent jamais plus haut que d'exposer la dignité naturelle de l’homme, quand il est question de lui montrer quel est son devoir » (3). Ce procédé ne pouvait convenir à un système dont la tendance fondamentale est d’affirmer l’indignité profonde de l'humanité, et de mettre Dieu à l’origine et au centre même de toute activité spirituelle. D'autre part, son horreur pour le Scotisme empêchait Calvin de présenter le devoir comme la loi despotique du hasard déifié ; aussi devait-il fonder le devoir sur la volonté divine, pour rester dans la ligne générale de son système ; mais pour n’en pas fausser l’esprit et pour con-

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