AUSSI
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Calvin aboutit ainsi au mystère, mais il évite certainement la contradiction où son adversaire prétendait l’enfermer. Que peut-il y avoir de contradictoire à ce que Dieu, afin de nous donner conscience de la distance qni nous sépare de l'idéal, nous fasse connaître par sa loi ce qu'il faudrait faire pour lui plaire, et que dautre part, il modère et dirige de telle façon l’âme humaine, qu’il ne sorte jamais rien de cette source impure qui puisse être nuisible à l’accomplissement de ses desseins mystérieux et à la manifestation de sa gloire? Rien, répondra-t-on peut-être, mais comment alors comprendre un Dieu qui châtie les crimes qu’il provoque lui-même, en endurcissant le cœur des réprouvés ? L’existence de la loi et du sentiment de l’obligation se comprend peut-être dans le système calviniste, mais le châtiment infligé à l’homme ne paraît-il pas malgré tout une injustice révoltante? C’est à l’examen de cette objection que nous allons consacrer le