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Voici en quels termes Calvin montre que sa réponse satisfait à l’objection proposée : « Les réprouvés veu-— lent être vus excusables en péchant, parce qu’ils ne peuvent évader la nécessité de pécher, principalement vu qu’icelle procède de l'ordonnance et volonté de Dieu : je nie, au contraire, que cela soit pour les excuser, parce que cette ordonnance de Dieu de laquelle ils se plaignent est équitable. Et combien que l'équité nous en soit inconnue elle est néanmoins très certaine, dontnous concluons qu'ils a’endurent nulle peine, laquelle ne leur soit imposée par le jugement de Dieu très juste » (1). C’est sous une forme un peu différente, le même argument que celui qu’il avait déjà formulé en défendant le serf arbitre, au livre II. 5.1 de l’nstitulion. « Le premier homme s’est révolté de son créateur: si tous sont à bon droit tenus coupables de telle rébellion, qu’ils ne pensent point s’excuser sous ombre de nécessité, en laquelle on voit cause , très
évidente de leur damnation » (2).
cher la cause de sa damnation en sa nature corrompue qu’en la predestination de Dieu, ebne voit point que je dis là expressément qu'il y a deux causes, l'une qui est cachée au conseil éternel de Dieu et l'autre qui est toute patente au péché de l’homme... Voici le nœud de toute La question : c’est que je dis que tous réprouvés seront convaincus par leur conscience d’être coupables, el ainsi que leur damnation est juste, et qu’ils font mal de laisser ce qui est tout évident pour entrer au conseil étroit de Dieu, lequel nous est inaccessible (sur les contredits que le Seigneur Trouillet à imaginés, etc. L. BONNET. Françaises de Calvin, t. 1, p. 258).
À, Inst. Chr. III. 23. 9; éd., 1539: 8. 19.
2, Inst. Chr., I. 5. I. L’argument se retrouve avec quelques mo-
difications de détails dans le passage correspondant de l’éd. 1539 : 2.76.
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