CONCLUSION
Si, comme nous le croyons, Calvin a montré, dans les pages que nous venons d’analyser, que sa conception de la prédestination, conçue comme l'instrument de la justice absolue, impliquait nécessairement la responsabilité, ila Ôté aux défenseurs des théories différentes de la sienne le droit d’attaçuer sa doctrine au nom de la morale. |
Dans ce cas, il ne leur reste plus en effet d’autre ressource que d'essayer de démontrer qu'il est impossible à la justice de Dieu de surpasser l'intelligence de l'homme. Mais par le fait même qu’on croit nécessaire de critiquer cette partie essentielle de la doctrine, on reconnaît que si elle était vraie, la responsabilité serait établie. Seulement on prétend que la prédestination, uniquement à cause de sa fausseté, ne peut fonder la responsabilité. Mais cette critique, on pourrait la faire à n’importe quelle doctrine. Un déterministe pourra concéder, à tort ou à raison, que si le libre arbitre est établi, la responsabilité Pest aussi ;
et il ne pourra accuser cette doctrine d’être immorale
: dans ses consèquences, simplement parce qu’elle lue ‘à paraît fausse. Le libre arbitre est dit-on, le postulat de Ja