‹ Le Déterminisme et la Responsabilité dans le Système de CalvinChapitre 6 sur 60 · Voir: Inst..Chr., U, 24, 12; éd · texte numérisé non relu

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à savoir de l’élection gratuite de Dieu, par laquelle il choisit à salut ceux que bon lui semble » (1). I ne lui suffit pas d’avoir écarté la spéculation dès le début, il veut l’exclure jusqu’au bout. Ce n’est pas la spéculation qui doit nous guider dans cette question épineuse, mais la parole de Dieu seule « qui est la voie unique pour nous conduire à enquérir tout ce qui est licite de connaître de lui. Ayons donc cela devant les yeux, que ce n’est pas une moindre rage d’appéter autre connaissance de la prédestination que celle qui nous est donnée dans la parole de Dieu, que si quelqu'un voulait cheminer par des rochers inaccessibles ou voir en ténèbres » (2).

Le sentiment qui domine la théologie de Calvin, et qui lui donne son unité, c’est, comme il le dit luimême reprenant la parole d’un Père de PEglise Phumilité (3). En théorie, la philosophie ancienne avait poussé Jusqu'à ses dernières conséquences logiques la théorie du libre arbitre. « Cicéron a osé dire en la personne de Cotta, d’autant que chacun s’acquiert sa vertu que nul sage et bien avisé n’en a jamais rendu grâce à

1. Congrég. sur l'élect. éternelle, 1562. Opp. Calv., vol. VII, p.91. Voici encore un texte plus explicite si possible : «Quocumaque oculos v rlant filii Dei occurent prodigiosa exempla cœcitatis et stuporis quæ hororem incutient. Quum se in tenebris illuminatos esse noverint : qui fieri dicent ut cœcutiant alii in clara luce ? Quis eos discernit : nisi quod experientia convincit, apertos illis fuisse mentis oculos quum perinde clausi essent ? » De œt. Dei præœd. Opp. calv., vol. VII, p. 261.

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