SCENE VI
Les Mêmes, ARMAND
ARMAND. — Ouf!
MADAME ROUSSEAU. — Couime tu as chaud i
A'.tMAND. — Tu n'imagines pas ce soleil!
[A Jacquernie.) Je ne veux pas que tu m^acfonipagnes à la gare.
iioiTssEAc. - Tu as tout mis en règle, : \ V :\ lit ton d é p a r t ?
A:\Ar AND, — Tout. J'ai donné, comme cha/- (pio ail née, mes instructions à Leroux. Ahî je li;.i ai dit que tu viendrais tout à l'heure, ])i>ur signer le courrier.
le'
Rox^ssEAU. — Bon! ehanoe, petite sœur! Dis encore une fois à
LUCIENNE. — Tu n'as plus beaucoup de Boissy que j'ai attendu son père tous ces
^emps. jours derniers. T)u reste, je reviens dans une
ARMAND. — Je quitterai la maison dans quin2>aine. un quart d'heure. lucienke. — N'oublie pas mon cadeau!
MADAME KoussEAr. — Eh bien! mon en-
ARMAND. — Ouf !
fant, nous te faisons nos adieux. Nous allons nous habiller.
ARMAND. — Vous habiller?... Ah! oui, pariDleu! c'est le grand jour. Tu es émue, Lucienne ?
MADAME ROUSSEAU. - Pas encore ! Aujour- ^d'hui, il s'agit d'une simple formalité.
LUCIENNE. — Figure-toi que la nouvelle de mon mariage circule déjà dans Cherbourg!
]y|me Pradès est aussi renseignée que nous!
ROUSSEAU. — Allons, nous te laissons avec ta femme. Au revoir, mon garçon. Dieu te g-arde !
Accolade.
ARMAND, embrassant M^^ lionsseau sur les deux joues. — Au revoir, maman...
MADAME ROUSSEAU. — Sois prudcnt, mon petit Armand. Soigne bien ta gorge.
ROUSSEAU. — J'aurai de tes nouvelles demain matin ?
ARMAND. — Oui, je tetéléphonerai de chez Bernard... (Embrassant Lucienne.) Bonne