‹ Le détour; comédie en trois actesChapitre 7 sur 69 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les Mêmes, moins NISSOL

cYBïi/. — ^ Il n'a pas fait recette, Nisisofl.

ARMAND, qui se tord. — Vous l'avez reçu d'une fa^on î Je ooniiaiis une dame qui va TOUS gronder...

JACQUELINE. — Quî Cela ?

ARMAND. — Votre mère, parbleu ! Vous maltraitez son amo-iireux.

JACQUELINE. - Pardon, je ne comprends pas bien... Auriez-vou« l'obligeance de répéter ?

ARMAND. — Vous voulez eucorc vous moquer de moi, mais ça ne prend plus ! Je dis ique vous n'êtes guère attentionnée pour votre peiit beau-père, et qu'à la place de votre maman...

CYRIL. — • Mon cher, en ce iiioment, vous ©'êtes pas Parisien pour deux sous !

.JACQUELINE. — Je VOUS cu prie, Gyril, vous plaisanterez une autre fois. (.4 Armand) Monsieur Rousseau, votre seule excuse, je la trouve dans votre stupidité...

ARMAND. — Mais, mademoiselle...

JACQUELINE. — Si! Laisscz-moi croire que vouis êtes parfaite-ment stupide et que vous n'avez pas aperçu tout ce que Vos paroles «vaient d'inconvenant, d'outrageant...

ARMAND. — Enfin, mademoiselle, je vous jure...

JACQUELINE. — Assoz ! A TaveDir, faites effort. Epargnez-moi la nécessité de vous donner, jamais, une nouvelle leçon.

ARMAND. — Vous me traitez bien durement, mademoiselle î

JACQUELINE. — Comme on traite un -hoflarme mal élevé.

ARMAND. — Je suis déscispéré de vouts avoir o/ïensée involontairement, mais vous établissez entre les personnes de votre entourage et moi une différence marquée. Je ne pensse pas avoir dépassé le ton de certaines plaisanteries que j'ai entendues ici et dont ' vous ne vous êtes pas formalisée.

JACQUELINE. — Vous VOUS trompez, monsieur.

JACQUELINE. — Qu€JÎle bruteî

Elle frappe la terre de sa raquette.

CYRIL. — Gare! La nouvelle raquette", la raquette anglaise!... Mais vous. êtes en enlevé pour tout de bon! Heureux gaillard, t^l Ce n'est pas pour moi que...

JACQUELINE. — Je Tue demande s'il eàt plus bête ou plus... plus...

CYRIL. — Mais non, c'est un simple galfeur. De l'indulgence, Jack!

JACQUELINE. — Et piiis, zut ! Veué^ t^tit près de moi, mon vieux Cyril.

CYRIL. — Avec plaisir.

JACQUELINE. — Ràcontez-moi dès potiï», des indécences! Il faut que je m'entraîtïet ^ Donnez-moi des conéeils, j'ai une envie folié de me mettre cocotte.

CYRIL. — Allons donc, vous n'en avez jarmais été plus loin.

Page 1