L INTRODUCTION
p]iî même temps le congrès, par une heui-euse maladresse, fit connaître trop tôt sa haine persistante (le notre religion et de notre race ; 11 eut beau changer de langage dans ses proclamations, l'Angleterre reçut la récompense de la sage politique qu'elle avait adoptée juste à temps pour elle et pour nous. Qu'on nous permette d'être un peu mythologique quoique ce ne soit plus de mode aujourd'hui : après avoir échappé à T antre de Trophonius, trop bien représenté par la révolution française, nous évitions à la fois le Gharybde de l'oppression britannique et le Scylla de l'absorption anglo-amérlcai#e.
Pour savoir surtout à qui nous sommes redevables de cette dernière bonne fortune, écoutons un instant un de nos historiens.
<( La majorité des anglais, dit M Garneau, tenait dans l'automne ouvertement ou secrètement pour la cause américaine. Une partie nombreuse des habitants des campagnes l'avait embrassée ou faisait des vœux pour son succès ; les autres en plus petit nombre voulaient rester neutres. Le clergé et les seigneurs seuls, avec une portion de la bourgeoisie, restèrent attachés franchement à l'Angleterre et l'influence cléricale réussit à maintenir la majorité des Canadiens dans la neutralité. Ainsi l'on peut dire ([ue ce fut le clergé qui fut à cette époque, le véri-