‹ Le Deuxième centenaire de l'érection du diocèse de QuébecChapitre 79 sur 114 · DISCOURS DE S. H. LE MAIRE DE QUÉBEC · texte numérisé non relu

DISCOURS DE S. H. LE MAIRE DE QUÉBEC

(Traduction.)

Qu'il plaise à Votre Grâce,

C'est pour moi uu conteutement infini, comme premier magistrat de cette ville ancienne et renonimét% d'avoir T occasion de souhaiter la bienvenue, au nom des citoyens de Québec, à tant de membres vénérables et illustres des ordres épiscopal et sacerdotal qui ont eu la bienveillance de consentir à honorer de liMir présence la célébration d'un événement commémoratif qui jette un si grand lustre sur notre ville, et ajoute encore aux nombreux souvenirs historiqu(^s par lesquelles elle s'est éminemment distinguée entre toutes les villes de ce continent.

Je regarderai toujours comm-» l'un des j)lus heureux événements de ma vie que la tâche me soit échue, officiellement, de participer aux augustes cérémonies qui ont été couronnées par le banquet actuel, et les archives de notre conseil conserveront avec soin, pour la postérité, la mémoire de la part que ce corps a pu prendre en cette occasion. L'histoire des deux cents dernières années brille par des faits d'armes accomplis sur terre et sur mer, dont la forteresse de Québec a été le centre ; mais ce jour rappelle à notre esprit une histoire qui, si elle est entourée de moins d' éclat que la narration de sièges et de batailles, n'en expose pas moins la gloire et la valeur plus précieuses à la race humaine que la narration paisible des conquêtes du missionnaire, ac-

quises au prix de souffrances non moins héroïques et beaucoup plus glorieuses que celle du guerrier.

L' un descend dans la tombe couronné de lauriers, encouragé par les acclamations du genre humain et dans tout l'éclat qui accompagne les grandes actions militaires ; l'autre meurt dans l'obscurité, méprisant les louanges du monde et ne se souciant seulement que de l'approbation de sa conscience, et de l'accomplissement de son devoir et acceptant, comme sa seule récompense, la couronne du martyre.

Il ne m' appartient pas de m' aventurer sur un sujet comme celui-ci ; mais tout catholique doit regarder avec orgueil et satisfaction la prospérité de l'église, fondée par ces saints personnages et qui fleurit aujourd'hui dans la puissance du Canada, où. sous les lois anglaises, ses droits et ses privilèges sont assurés, ses biens x)rotégéset garantis par la plus haute sanction que la loi puisse donner, tandis que son développement futur est assuré par l'administration éclairée des prélats illustres qui président à ces destinées.

Désirant renouveler l'expression du grand honneur qui a été accordé à notre ville par la présenci> de tant d'hommes vénérables, venus de si loin, je leur souhaite de nouveau la bienvenue et j'espère que le souvenir de leur visite dans cette ancienne capitale, restera gravé dans tous les cœurs, comme peut-être le plus mémorable événement de notre vie.

" Quand le souvenir rappellera à nos cœurs rajeunis Les cliagi-ins et les joies des années passées, Ce jour restera dans notre mémoire comme le phare élevé Répandant au loin sa clarté jetée comme un guide sur le sau-

[ vage Océan.''

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