‹ Le deuxième centenaire [microforme]Chapitre 11 sur 151 · XIV . INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV . INTRODUCTION

Depuis le prêtre inconnu qui, le 14 juin 1534, au port de Brest, sur la côte du Labrador, célébra probablement la première messe, qui ait jamais été dite dans la Nouvelle-France, (1) que de travaux, de courses apostoliques, de souffrances, de prédications avant que Monseigneur de Laval ait pu s'asseoir sur le trône épiscopal de Québec !

Il y avait déjà longtemps que l’église du Canada était connue en France, elle avait déjà coûté beaucoup de prières et beaucoup d'argent aux pieuses et généreuses confréries dont le mysticisme et la ferveur contrastaient étrangement avec les mœurs du dix-septième siècle, beaucoup de larmes et de sang, aux ordres religieux et au clergé séculier de la mèrepatrie. Les dissensions et les querelles ecclésiastiques, qui sont partout et dans tous les temps au nombre des épreuves que la foi doit subir, ne lui avaient pas manqué non plus. Enfin la colonie elle-même avait toujours été périclitante et pour bien dire dépendante du plus ou du moins de hardiesse ou de fureur des Iroquois, du plus ou du moins d’âpreté des marchands qui l’exploitaient, des caprices plus ou moins fréquents de ses gouvernants d'outre-mer. Joignezy la jalousie entre Montréal naissant et Québec ‘à

() Aujourd’hui Baie du Vieux Fort (annotation de M. Faribault daas l'édition des Voyaaes Jacques-Cartier publiée par la Soc. Litt. et Hist. de Québec.) PE HU

Page 1