‹ Le deuxième centenaire [microforme]Chapitre 35 sur 151 · INTRODUCTION. XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXIX

tures. Presque tous les moyens directs et indirects recommandés à la suite de ces enquêtes ont été mis en œuvre, et si d’un côté la colonisation a été poussée avec énergie dans les territoires encore incultes, l'exode, dû à r usieurs causes mais surtout à la facilité qu'offrent “cs manufactures américaines pour l'emploi des nombreux enfants de nos familles canadiennes, cet exode a continué tandis qu'ici de nouvelles paroisses se formaient et que les recensements accusaient rarement une diminution dans les anciens établissements, preuve d’une fécondité et d’une vitalité sans exemple. (1)

Dans le principe les émigrés s’effaçaient promptement, eux ou du moins leurs enfants, dans la masse compacte des anglo-américains, perdant bientôt leur langue, leur religion et jusqu’à leur nom de famille,

(1) Notre population s’est élevée de 1759 à 1852 de 60,000 à 700,000. Dans une période de 90 ans le chiffre premier a doublé trois fois et un peu moins d'une demi fois. A 20,000 près c’est avoir doublé tous les 26 ans. La période de 1852 à 1871 offre une proportion bien moindre d’après le recensement, mais en tenant compte des cinq à six cent mille canadiens-français et descendants de canadiens - français répandus dans les Etats-Unis elle serait tout aussi grande.

Malthus avait prétendu que la population pouvait, dans certaines conditions, doubler tous les quite ans. Plusieurs savants'économistes et statisticiens l’ont réfuté avec succès. Parmi eux se trouvent M. Saddler, et M. Allison, le célèbre auteur de l'histoire de l'Europe. Ils ont prouvé que la période de vingtcinq ans donnée par lui comme la plus lente, est au contraire la plus rapide. Ho

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