‹ Le deuxième mystère de l'incarnationChapitre 5 sur 21 · PREFACE IX · texte numérisé non relu

PREFACE IX

dans notre langue positive et latine. Ils s^ efforcèrent de traduire y avec les mots qui avaient servi à ^oileau^ à La Fontaine, à Molière, à tous ces lettrés si lucides et si modérés, au beau sens du terme^ la gigantesque, la monstrueuse splendeur du panthéisme de Vhide. Il leur fallut donc s'inventer un style. Comme leur révolution portait sur le fond même de la pensée et du sentimenty c'est une langue entière quils durent se créer* Ainsi s'élabora une rhétorique dont les singularités furent très logiques y les outrances très sincères et les nouveautés naturelles y — mais seulement pour des intelligences très raffinées. Le divorce fut du premier jour complet entre ces artistes et ce que Von appelle le public, entre ces blasés de littérature et qui voulaient un frisson nouveau, et la foule des vivants qui continuait dépenser et de sentir diaprés Vhérédité de la race. L'esthétique du Parnasse devait demeurer une chose d'exception, sous peine de mentir à sa tendance originelle. Et comment concilier les exigences de l'exotisme avec celles de la popularité ?

A cette esthétique du Parnasse doit être rattaché le Deuxième Mystère de Hncarnation. Le jeune écri-

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