‹ Le deuxième mystère de l'incarnationChapitre 7 sur 21 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

menait à travers les lexiques y tourmenté du cruel souci de la perfection^ — noble et inguérissable souci à l'extrémité duquel V écrivain rencontre toujours le désespoir ; mais ne pourrait-on pas appliquer aux artistes la phrase superbe que Pascal prononçait des philosophes : « Je ne plis approuver que ceux qui cherchent en gémissant ?. . . » Cest donc à cette époque d'initiation que M. Cladel composa^ entre autres ouvrages, le Deuxième Mystère de l'Incarnation et V influence de 'Baudelaire est y en effet y reconnaissable de la première à la dernière page de ce livre qui respire le goût des voluptés factices yle sentiment de l'exception psychologique yV amour des sciences occultes et la passionde Vétrangetéy deméme que to Petits Poèmes en prose on que /^Paradis artificiels. On imagine aisément, diaprés ce roman^ quelle œuvre eût laissée derrière lui M. Cladel, s'il eût poussé plus avant à travers ce domaine de la poésie à demi apocalyptique. Excessif par nature et par réflexiony il eût exagéré encore le caractère sybillin de cette sorte d'art. Ses qualités de langue fussent demeurées les mêmeSy car il y a une vision de la vie des mots qu^aucune théorie ne procure et qu'aucune théorie n'enlève, et

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