‹ Le developpement de l'image latente en photographieChapitre 10 sur 21 · N(GH · texte numérisé non relu

N(GH

le diméthylparamidophénol G^H^^

développe l'image latente, tandis que

.NH2 (i)

n'est pas un révélateur.

la paraanisidine G^^H'^

Sensibilité de la réaction développatrice.

Dans plusieurs cas, notamment dans l'emploi du gaïacol, le produit commercial donne des résultats différents du produit pur, ce qui a fait considérer à tort pendant longtemps comme susceptibles de révéler l'image latente des corps qui ne renfermaient pas la fonction développatrice. Ces résultats n'ont rien de bien surprenant, si l'on considère qu'il est possible d'obtenir un développement très visible de Fimage latente, avec des solutions très diluées de développateurs.

TIIKORIE Dl DÉVELOPPEMENT. 4l

Ainsi, une solution au t^t^ de paramidophénol développe très nettement (* ).

On voit donc que cette propinété est très sensil)le et l'on conçoit qu'elle a pu fausser un certain nombre d'observations faites sur des corps impurs»

Fonction développatrice dans les noyaux aromatiques soudés.

Quand la molécule résulte delà soudure de deux ou de plusieurs noyaux aromatiques, les remarques précédentes né sont applicables que si les groupes hydroxjlés et amidés existent dans un même noyau aromatique.

Ainsi la benzidine \ et son homolo£:ue

G6H^— NH2 ^

supérieur la tolidine ne développent pas.

Il y a quelques exceptions à cette règle dans la

série naphtalique.

Cas de la phénylhydrazine et de la phénylhydroxylamine.

Bien qu'étant un dérivé de monosubstitution, la phénylhydrazine G^H-^ — NH — NH^ développe.

(^) Lumière (A. et L.), Les Dé<^eloppateurs organiques en Photographie, p. 47; ^8^3 (Paris, Gauthier-Villars etlils),

4a PREMIÈRE PARTIE.

mais sa constitution spéciale se traduit probablement par des propriétés différentes ; elle développe, en effet, sans le secours d'alcali ou de carbonate alcalin, mais en simple solution hjdro-alcoolique.

La phénylhydroxylamine C^H^ — NH^OH développe également, mais son action ne se manifeste qu'en présence des alcalis.

Eau oxygénée, hydrazine et hydroxy lamine.

OH NH2 NH2 Les fi^roupements il \ ^ comme on le ^ ^ OH NH2 OH

sait, constituent isolément Feau oxygénée, J'hydra-

zine et riiydroxylamine. Ces trois corps avaient été

longtemps considérés à tort comme des révélateurs,

mais MM. Lumière ont montré qu'iJs développent

l'image latente seulement lorsque les groupes qui

constituent ces fonctions sont substitués par un

radical aromatique (^).

Ainsi la phénylhydroxylamine C^'H^ — NH^OH,

la phénylhydrazine C^H^ — NH — NH^, sont des

révélateurs.

(*) Lumière (A. et L.), Bulletin de la Société française de Photographie, mai 1896.

ÏIIKORIE Dr DÉVELOPPEMENT.

Réducteurs de la série grasse.

Dans la série grasse, l'examen des corps les plus réducteurs n'a donné aucune trace de l'image latente.

I>éveloppement en liqueur neutre.

Parmi les nombreuses substances que nous avons signalées plus haut, les unes développent en solution alcaline, les autres en solution neutre et même acide.

De même qu'ils ont pu déterminer les groupements chimiques qui caractérisent les développateurs, MM. Lumière ont déterminé les relations qui pourraient exister entre la constitution chimique des corps organiques et leur propriété de pouvoir développer en liqueur neutre ou acide ). Non seulement cette question présentait un intérêt théorique, mais aussi pratique, car les alcalis attaquent facilement la gélatine servant de substratum au bromure d'argent dans les plaques photographiques, et en été, particulièrement, ils produisent souvent de graves accidents.

(') Lumière (A. et L.), Bulletin de la Société française de Photographie, janvier 1898.

Ils ont trouvé que les substances qui présentent plus de deux substitutions OH ou NH- (à l'exception des substitués symétriques) et plus spécialement celles qui possèdent plusieurs fois la fonction développatrice et dont la molécule ne contient pas de groupement GO OH, sont susceptibles de développer en solution neutre et même en solution acide. Ainsi les corps suivants développent en solution neutre :

D ia m idopli én o l

Gfiii3/Nri2

Triamidophénol G'^'n2<

OH 'NH2 NH2 ^NH2

Acide pyrogallicjue G''H3<^~^0H

Oxyhydroquinone G« H^^ OH

/OH (fi) Piamidonaphlol Q^HV^^^-'^U^

(Réduction du jauna de Martius),

tandis que le gallate d'éllijle ou de méthyle, par exemple, ne développe qu'en solution alcaline :

.CO — G^Hs (i)

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