X^OH
^OH (5) Gallalc d'éUiyle.
Si, dans la molécule, il y a des groupements amidés, l'influence de la fonction acide sur le pouvoir développateur sera moins énergique que sur les corps hydroxylés.
Ainsi
/COOH
V acide amidosalycilique C^^HsZ-OH
développe en solution carbonatée.
Combinaisons des phénols avec les diamines, — Les combinaisons de paraphénylène diamine avec le phénol, la résorcine, la pyrocatéchine et l'hydroquinone, c'est-à-dire d'une diamine possédant la fonction développatrice avec des substances phénoliques, dont les unes comme l'hydroquinone et la pyrocatéchine sont des développateurs, les autres comme le phénol et la résorcine n^ont aucune action réductrice sur l'image latente, constituent des développateurs fonctionnant en sohition
neutre dont l'énergie est d'autant plus grande que le phénol, combiné à la paraphénylène diamine, possède à un plus ou moins haut degré la fonction développatrice ).
Dans ces combinaisons qui sont apparemment des dérivés salins des phénols comparables aux phénates alcalins, la fonction acide du phénol étant détruite par le caractère basique de l'amine, il n'y a rien de bien surprenant que ces composés puissent réduire le bromure d'argent en sojution neutre.
Ces diverses considérations montrent que, pour apprécier l'énergie développatrice d'une substance organique, il y a lieu de tenir compte non seulement du nombre et de la position des groupes hydroxylés et amidés, mais aussi de la présence du carboxyle et de l'influence basique du groupement
Développement alcalin sans emploi d'alcali.
Nous avons vu que dans les révélateurs organiques ne renfermant qu'une fois la fonction développatrice, c'est-à-dire deux oxhydriles, deux amidogènes ou un oxhydrile et un amidogène en position ortho ou para, la formation d'acide brom-
(^) Lumière frères et Seyewetz, Annales de la Société d'Agriculture, Sciences et Industrie de Lyon, 1898,
hydrique aux dépens de l'hydrogène du révélateur et du brome du sel halogène d'argent, ne peut avoir lieu qu'en présence d'un alcali caustique ou carbonate.
Si la substance développatrice renferme deux fois au moins cette fonction, l'élimination d'acide bromhydrique peut se produire avec une extrême lenteur sans aucune addition d'alcali ou de corps à réaction alcaline, mais le développement ne peut être pratiquement obtenu qu'en présence d'un corps à réaction faiblement alcaline, tel que le sulfite de soude. Cette substance fonctionne alors comme un véritable alcali, en saturant d'abord l'acide combiné au révélateur lorsqu'on ajoute celui-ci dans la solution de sulfite, puis en saturant l'acide bromhydrique pendant le développement en même temps que l'acide sulfureux est libéré. Ce dernier est absorbé par l'excès de sulfite qui donne ainsi du bisulfite. Si l'on emploie avec certains de ces développateurs les alcalis caustiques ou carbonatés, la réduction du bromure d'argent n'est plus alors limitée au sel halogène d'argent qui a été exposé à la lumière, mais s'étend même au bromure non insolé, ce qui produit des voiles intenses, et le ré-* vélateur devient complètement inutilisable dans ces conditions.
Les avantages qui résultent de la suppression
des alcalis dans ces révélateurs sont, comme on le sait, multiples. Les inconvénients assez nombreux dus à l'emploi des alcalis sont ainsi totalement supprimés.
Parmi les principaux, citons leur action destructive sur la gélatine ainsi que sur les aspérités de la peau des doigts quand on immerge ceux-ci dans la cuvette pour en retirer les clichés. Il devient alors difficile de saisir le cliché dans le bain développateur, car il glisse entre les doigts. En outre, les alcalis tendent à favoriser la coloration jaune de la couche et, dans certains cas, avec Tacide pyrogallique par exemple, ils ne donnent pas, avec des clichés exposés pendant des temps variables, un argent réduit ayant toujours la même couleur.
C'est dans le but de supprimer ces inconvénients dans le développement alcalin qu'on a recherché à substituer aux alcalis d'autres corps susceptibles d'absorber l'hydracide libéré dans le développement.