‹ Le développement de la constitution anglaiseChapitre 13 sur 63 · INTRODUCTION. XVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XVII

après avoir entravé le mouvement politique, bien loin d'y aider. La royauté, chez nous, trois fois essaya de se redresser du milieu de ses ruines : vain effort! Le sentiment moderne lui était trop hostile pour se prêter à une assimilation durable avec elle. Chez nos voisins, après sa courte éclipse, elle revint briller d'un éclat plus vif et plus pur. Quelle conclusion faut-il en tirer? C'est que le principe démocratique n'était pas chose étrangère et nouvelle dans cette constitution monarchique si tôt rétablie par une nation si jalouse de ses droits. Il en était plutôt l'ame, et, s'il doit s'en dégager un jour, ce ne sera plus pour la détruire dans un effort impuissant et prématuré, mais pour la rajeunir en quelque sorte et en utiliser la dernière sève. Ainsi voit-on un rameau vert et touffu sortir du tronc noueux d'un chêne épuisé par les ans.

Le jour où, par le seul effet de la loi naturelle du progrès, la démocratie anglaise se dépouillera de la forme monarchique, n'est pas arrivé. Il se prépare toutefois (8), et ce sont les symptômes trèsvisibles de cette évolution qui achèvent de démontrer, en la mettant dans un relief saisissant, la vertu démocratique interne de la constitution anglaise.

Un fait patent, et si souvent signalé qu'il n'est pas

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