‹ Le développement de la constitution anglaiseChapitre 14 sur 63 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

besoin de s'y appesantir, c'est Tamoindrissement continu de la royauté, quelques titres fastueux qu'il lui plaise de prendre, et de la Chambre des lords. Les honneurs leur restent; la réalité du pouvoir les quitte (9). L'auteur du Développement de la Constitution anglaise n'est pas le seul à Tavoir remarqué : on ne parle plus guère du gouvernement de la reine; une autre expression est entrée dans le langage politique. On dit : le gouvernement de M. Gladstone, de M. Disraeli. Le ministre domine tout; le souverain, les lords s'effacent devant le chef du cabinet. Il leur serait à peu près impossible d'opposer une résistance victorieuse à ses desseins. Lapersuasion, facilitée assurément par un immense prestige, est le seul moyen dont le monarque dispose pour agir sur sa volonté. Un vote hostile de la Chambre haute nuirait plus aux auteurs de ce vote qu'à celui contre qui ils l'auraient dirigé. Le maître incontestable et incontesté, c'est le premier ministre (10). Vingt faits contemporains, bien connus des hommes qui suivent d'un regard soutenu les événements au delà du détroit, l'attesteraient sans peine.

Mais ce premier ministre, qui le choisit en le désignant, ou plutôt en l'imposant au souverain? Qui le soutient? Qui le renverse pour lui en substi-

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