‹ Le développement de la constitution anglaiseChapitre 16 sur 63 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

noblesse secondaire de petits barons, de chevaliers, qui, jointe aux yeomen, a formé pendant longtemps le noyau le plus compacte de la nation anglaise, se fit incorporer de bonne heure dans la Chambre des communes. Il est donc vrai de dire que celle-ci forme, à elle seule, un tout complet, où ne manque aucun des éléments constitutifs du peuple qui la délègue et qu'elle représente.

On le voit, l'édifice se dresse, majestueux et achevé, fondé sur la base large et solide des citoyens de toutes les classes, constitué par la Chambre des communes qui en est le corps, terminé au sommet par un conseil et par son chef, dans lequel se résume la souveraineté populaire. Retirez un moment, par l'imagination, les pouvoirs parallèles, on pourrait presque dire accessoires, de la Chambre des lords et de la royauté, la construction n'en restera pas moins debout. Vous aurez l'idéal même de la forme républicaine, tel qu'il n'est réalisé dans aucun grand État du monde, et qu'on l'a écarté jusque dans le type sans cesse proposé des républiques modernes, dans les États-Unis d'Amérique (13).

A^oilà le terme vers lequel, au jugement des observateurs les plus expérimentés, gravite la constitution anglaise. Loin que ce gouvernement parlementaire soit inhérent à la monarchie, il se prête

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