‹ Le développement de la constitution anglaiseChapitre 25 sur 63 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

d'Alfred-le-Grand et d'Edouard le Confesseur.

Imiterons-nous jamais ces esprits positifs et circonspects? Consentirons-nous à faire céder la rigidité de nos systèmes abstraits et préconçus à la mobilité prévue des événements ? Il ne semble pas téméraire d'en nourrir l'espérance, à voir du moins les larges traits de la constitution actuelle, rédigée, il est vrai, sous la pression des circonstances, mais qui n'eût pas été possible sans le progrès évident de nos mœurs politiques. Elle est courte, nette, précise. Elle ne fait pas table rase du passé et ne prétend pas lier l'avenir. C'est la première qui n'affecte pas de se croire immortelle : plaise à Dieu que, la première aussi, toute disposée à s'assouplir au gré des événements, elle ne soit pas brisée sous leur étreinte !

Les considérations qui précèdent s'appuient sur l'autorité de toute une école moderne de remarquables écrivains anglais (20), et concordent spécialement avec les théories de l'éminent historien dont j'offre ici au public le curieux ouvrage. Sur tous les points que je viens d'examiner, M. Freeman me paraît faire preuve de vues aussi justes que profondes. Je ne puis qu'ajouter mon humble opinion à la sienne. Mais il en est d'autres où je dois me séparer de lui et où j'oserai, quel que soit mon res-

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