DE LA STATISTIQUE DES ZEMSTVOS RELATIFS
Afin de comparer entre elles et de réunir ensemble les données précédentes sur la décomposition de la paysannerie, nous ne pouvons évidemment pas prendre les chiffres
* A titre de curiosité, citons un spécimen. La « conclusion générale » de M. Vikhliaïev est celle-ci : « Les achats de terres par les paysans de la province de Tver tendent à égaliser l'étendue de la possession foncière» (p. 11). Les preuves? Si l'on considère les groupes de communes établis d'après l'étendue du lot concédé, on constatera que c'est dans les communes mal loties que le pourcentage des feux achetant de la terre est le plus élevé. Que ce soient les membres absés des communes mal loties, qui achètent de la terre, M. Vikhliaïev ne s'en doute même pas ! Il va de soi que de semblables « conclusions » d'un populiste à tous crins ne valent pas la peine d'être examinées, d'autant plus que l'audace de M. Vikhliaïev a mis dans l'embarras même les économistes de son propre camp. M. Karychev, tout en déclarant dans Rousskoïé Bogatsivo (1898, n° 8) sa profonde sympathie pour la manière dont M. Vikhliaïev « s'oriente fort bien dans les problèmes posés en ce moment à l'économie du pays », n'en est pas moins obligé de reconnaître que M. Vikhliaïev est trop «optimiste », que ses déductions concernant la tendance à la régularité «ne sont guère démontrables » ; que ses chiffres « ne disent rien » et que ses conclusions « ne sont pas fondées ».
absolus et les additionner par groupes : pour ce faire, il faudrait avoir les chiffres complets pour tout un groupe de régions et des procédés de classification partout identiques. JMous ne pouvons comparer et rapprocher que les rapports entre groupes supérieurs et inférieurs (d'après la possession de la terre, du bétail, des instruments, etc.). Le rapport attestant par exemple que 10% des feux détiennent 30% de la surface ensemencée, fait abstraction de la différence des chiffres absolus et peut, par conséquent, être comparé à tout rapport analogue de n'importe quelle localité. Mais pour établir cette comparaison, il faut dans une autre localité mettre également à part 10% des feux, ni plus ni moins. Or la proportion des groupes varie selon les districts et les provinces. Force est donc de fractionner ces groupes, pour prendre dans chaque localité le même pourcentage des feux. Convenons de prendre 20% des feux pour la paysannerie aisée et 50% pour la paysannerie pauvre, c'est-à-dire que nous formerons avec les groupes supérieurs un groupe comprenant 20% des feux, et avec les groupes inférieurs un groupe comptant 50% des feux. Illustrons ce procédé par un exemple. Supposons que nous ayons cinq groupes ainsi composés, allant du groupe inférieur lau groupe supérieur: 30%, 25%, 20%, 15% et 10% des feux (S = 100%). Pour former le groupe inférieur, nous prendrons le premier groupe et les 4/5 du second
(30 -f- — ^^=50%) ; et pour former le groupe supérieur,
nous prenons le dernier groupe et les 2/3 de l'avant-der-
15 V2 nier (10 -| 3^= 20%). Et il va sans dire que les pourcentages de la terre ensemencée, du bétail, des instruments, etc., sont établis de la même manière. C'est-à-dire que si, par exemple, les proportions de terre ensemencée correspondant aux proportions indiquées des feux, sont de 15% 20%, 20%, 21% et 24% (S =100%), notre groupe supé-
126 V. LENINE
rieur de 20% des feux aura (24 + ^-i|^=) 38% de la surface ensemencée, et notre groupe inférieur de 50% des feux ''0 V 4
aura (15 + "— r^- =) 31% de la surface ensemencée. Il est
évident qu'en fractionnant ainsi les groupes, nous ne modifions pas d'un iota les rapports réels entre les couches supérieures et inférieures de la paysannerie*. Or, ce fractionnement est nécessaire d'abord parce que nous obtenons ainsi, au lieu de 4-5-6-7 groupes différents, trois grands groupes 'avec des caractères nettement déterminés ** ; ensuite, parce que c'est ainsi seulement que nous rendons comparables les données sur la décomposition de la paysannerie dans les localités les plus diverses présentant les conditions les plus variées.
Pour juger du rapport entre les groupes, nous prenons les données suivantes, les plus importantes entre toutes dans le problème de la décomposition : 1° le nombre de feux ; 2° la population paysanne, hommes et femmes ; 3° l'étendue de la terre concédée ; 4° la terre achetée ; 5° la terre prise à bail ; 6° la terre donnée à bail ; T le total de la possession foncière ou de la jouissance foncière du groupe (terre concédée + terre achetée -|- affermage — location) ; 8° l'étendue de la terre ensemencée ; 9° les bêtes de travail ; 10° l'ensemble du bétail ; 11° le nombre des feux à main-d'œuvre salariée ; 12° /e nombre des feux ayant
* Pareil procédé comporte une légère erreur, qui fait paraître la décomposition plus faible qu'elle n'est en réalité. En effet, au groupe supérieur s'ajoutent les représentants moyens et non supérieurs du groupe suivant ; au groupe inférieur s'ajoutent les représentants moyens et non inférieurs du groupe suivant. Il est évident que cette erreur est d'autant plus grande que les groupes sont plus importants et que leur nombre est moindre.
** Nous verrons au paragraphe suivant que l'étendue des groupes choisie par nous touche de très près aux groupes que forme l'ensemble de la paysannerie russe, classée d'après le nombre de chevaux par feu.
un gain d'appoint (en déterminant, si possible, ceux des « gagne-pain » où domine le travail salarié, la vente de la force de travail) ; 13° les établissements industriels et commerciaux, et H"* les instruments agricoles perfectionnés. Les données soulignées (« la terre donnée à bail » et « gagne-pain ») ont une valeur négative, indiquant la décadence de l'exploitation, la ruine du paysan et sa transformation en ouvrier. Toutes les 'autres données ont une valeur positive, indiquant l'extension de l'exploitation agricole et la transformation du paysan en entrepreneur rural.
Toutes ces données nous permettent de calculer pour chaque groupe d'exploitations les pourcentages par rapport aux totaux par un ou plusieurs districts d'une province. Nous déterminons ensuite (par le procédé décrit) la part de terre, de surface ensemencée, de bétail, etc., revenant aux 20% de feux des groupes supérieurs et aux 50% des groupes inférieurs*.
Voici, établie d'après ces principes, la table embrassant les données concernant 21 districts de 7 provinces et 558 570 exploitations paysannes avec une population de 3 523 418 individus des deux sexes.
* Nous prions le lecteur de ne pas oublier que nous avons maintenant affaire non à des chiffres absolus, mais seulement à des rapports entre la couche supérieure et la couche inférieure de la paysannerie. C'est pourquoi, par exemple, nous prenons maintenant la proportion des feux employant des ouvriers agricoles (ou ayant un « gagnepain ») par rapport non pas à la totalité des feux du groupe, mais à la totalité des feux employant des salariés (ou ayant un «gagnepain ») dans le district. Autrement dit, nous déterminons maintenant non pas la mesure dans laquelle chaque groupe emploie le travail salarié (ou vend sa force de travail), mais seulement le rapport entre le groupe supérieur et le groupe inférieur quant à l'emploi du travail salarié (ou à la recherche d'un « gagne-pain », à la vente de la force de travail) .
Table A*
. Groupes supérieurs
se rej(
Dignant
Provinces
Districts
о/о pai
rapport
eu
я to
Dniepr
Tauride
Mélitopol
et Berdiansk
Novoouzensk
Samara
Nikolaïev
Moyenne
Saratov
Kamychine
Krasnooufimsk
Perm
Ekaterinbourg
Moyenne
Orel
Eletz
et Troubtchevsk
Zadonsk
Zadonsk,
Voronèje
Zemliansk, Korotoïak,
et Nijnédévitsk
Nijni- Novgorod
Kniaguinine
Vassilsoursk Makariev
* Voir aux pp. 132-133 les remarques concernant cette table.
en un groupe de^20o/o des feux
aux totaux par districts ou par groupes de districts 1
Terre 1
ai
Bêtes 1
Ci— u
Feux à maind'œuvre salariée
■tïï
a oj i-H a
ai
Table В*. Groupes inférieurs se rejoignant
Provinces
Districts
"/o "/o par rapport
E-i.ce
OJ
о IJ
Tauride
Samara
Saratov
Perm
Orel
Voronèje
Nijni- Novgorod
Dniepr
Mélitopol et Berdiansk
Novoouzensk
Nikolaïev
Moyenne
Kamychine Volsk, Kouznetsk, Balachov et Serdobsk
Krasnooufimsk Ekaterinbourg Moyenne
Eletz et Troubtchevsk
Zadonsk
Zadonsk,
Zemliansk
Korotoïak
et Nijnédévitsk
Kniaguinine Vassilsoursk Makariev
Voir aux pp. 132-133 les remarques concernant cette table.
en un groupe de 50o/o des feux
aux totaux par districts ou par groupes de districts
Terre
tri ^- •- c3
Bêtes
te a; —
.22 а^Ъ Q.5 aj
132 V. LENINE
Remarques concernant les tables A et В
1. — Pour la province de Tauride les renseignements sur la terre donnée à bail ne se rapportent qu'aux deux districts : de Berdiansk et du Dniepr.
2. — Même province : les instruments perfectionnés comprennent faucheuses et moissonneuses.
3. — Pour les deux districts de la province de Samara, au lieu du pourcentage des terres données à bail, on a pris celui des feux sans exploitation, louant leur lot.
4. — Pour la province d'Orel, l'étendue des terres données à bail (et, par suite, de toute la jouissance foncière), n'a été calculée qu'approximativement. De même pour les quatre districts de la province de Voronèje.
5. — Dans la province d'Orel les renseignements sur les instruments perfectionnés n'ont été recueillis que pour le district d'EIetz.
6. — Pour la province de Voronèje : au lieu du nombre des feux ayant un gagne-pain d'appoint (pour les trois districts de Zadonsk, Korotoïak et Nijnédévitsk), on a pris celui des feux fournissant des salariés agricoles.
7. — Même province : les renseignements sur les instruments perfectionnés n'ont été recueillis que pour les districts de Zemliansk et Zadonsk.
8. — Pour la province de Nijni-Novgorod : au lieu des feux exerçant des « métiers auxiliaires » en général, on a pris les feux qui en exercent hors de la commune.
9. — Pour certains districts nous avons dû prendre, au lieu des entreprises industrielles et commerciales, les feux possédant ces entreprises.
10. — Dans les cas oiî les recueils ont plusieurs rubriques relatives aux « gagne-pain », nous avons tenu à dégager ceux des « gagnepain » qui expriment le plus exactement le travail salarié, la vente de la force de travail.
11. — Dans la mesure du possible, on a pris la totalité de la terre affermée : la terre concédée ou non, les labours et les prairies.
12. — Nous rappelons au lecteur que, pour le district de Novoouzensk, nous avons exclu les propriétaires des fermes séparées (khoutors) et les colons allemands ; pour le district de Krasnooufimsk, nous n'avons pris que la partie agricole ; pour celui d'Ekaterinbourg, nous avons exclu les paysans sans terre ou ne possédant que des prairies ; pour celui de Troubtchevsk, nous avons exclu les communes suburbaines ; pour celui de Kniaguinine, nous avons exclu le village de Bolchoïé Mourachkino, où prédominent les métiers auxiliaires, etc. Ces exclusions
sont en prrtie notre fait, en partie nécessitées p;^r le caractère des matériaux. Il est évident qu'en réalité la décomposition de la paysannerie doit être plus accusée que ne le montrent notre table et notre diagramme.
Pour illustrer ce tableau récapitulatif et rendre évidente l'analogie totale des rapports entre groupes supérieurs et inférieurs de la paysannerie dans les localités les plus diverses, nous avons 'dressé le diagramme suivant, où figurent les pourcentages du tableau. A droite de la colonne indiquant les pourcentages de la totalité des feux, se trouve une ligne qui montre les indices positifs de la consistance économique (agrandissement de la possession foncière, accroissement du bétail, etc.) ; la ligne de gauche montre les indices négatifs de la puissance économique (mise en location du sol, vente de la force de travail ; ces colonnes sont mises en évidence piar des hachures) . La distance entre lia ligne horizontale supérieure du diagramme et chaque ligne oblique continue indique la part des groupes aisés dans le total de l'économie paysanne, et la distance entre la ligne horizontale inférieure du diagramme et chaque ligne oblique pointillée montre la part des groupes pauvres de la paysannerie. Enfin, pour mieux faire ressortir le caractère général de ces données d'ensemble, nous avons tracé une ligne « médiane » (déterminée par le calcul des moyennes arithmétiques à l'aide des pourcentages portés sur le diagramme. Cette ligne « médiane », pour la distinguer des autres, est imprimée en rouge). Elle nous indique, pour ainsi dire, la décomposition typique de la paysannerie russe de nos jours.
Maintenant, pour faire le bilan des données fournies plus haut (paragraphes I-VII) relatives à La décomposition, analysons ce diagramme colonne après colonne.
La première, à droite de celle qui donne le pourcentage des feux, indique la part de population revenant au groupe supérieur et au groupe inférieur. Nous voyons que partout
134 V. LENINE
la composition des familles est supérieure à la moyenne dans la paysannerie aisée et inférieure dans la paysannerie pauvre. Nous avons déjà signalé la portée de ce fait. Ajoutons qu'il serait faux de prendre pour unité de comparaison, non pas un feu ou une famille, mais une tête d'habitant (comme se plaisent à le faire les populistes). Si les dépenses d'une famille aisée augmentent en raison du plus grand nombre de ses membres, d'autre part, la masse des dépenses diminue dans une famille nombreuse (pour la construction de bâtiments, pour l'achat d'objets de ménage, pour les besoins de l'exploitation, etc., etc. Engelhardt, dans ses Lettres de la campagne-^ et Trirogov, dans son livre La commune et les impôts, St-Pétersbourg 1882, soulignent particulièrement ces avantages économiques pour les familles nombreuses). Par conséquent, prendre pour unité de comparaison une tête d'habitant sans tenir compte de cette réduction des frais, reviendrait à assimiler artificiellement et faussement la situation de l'individu dans les grandes familles et dans les petites. Au reste, le diagramme montre clairement que le groupe aisé de la paysannerie détient une part beaucoup plus grande de la production agricole que celle qui lui reviendrait en comptant par tête d'habitant.
La colonne suivante est celle de la terre lotie. Sa répartition dénote le principe égalitaire le plus accusé comme ce doit être, d'iailleurs, en vertu de la nature juridique du lot. Mais, même ici, les riches commencent à refouler les pauvres : nous voyons partout que la part de la terre lotie, détenue par les groupes supérieurs, est un peu plus grande que la part qu'ils tiennent dans la population ; tandis que la part des groupes inférieurs est quelque peu moindre. La « commune » penche du côté des intérêts de la bourgeoisie paysanne. Cependant, par rapport à la possession effective, l'inégalité dans la répartition de la terre lotie est encore minime. La répartition des lots (comme le fait apparaître
LA DECOMPOSITION' Dli LA l'AYSANNEHIIi 135
nettement le diagramme) ne donne aucune idée de la répartition effective de la terre et de l'économie*.
Vient ensuite la colonne consacrée à la terre achetée. Celle-ci est concentrée partout entre les mains des paysans aisés : 1/5 des feux détiennent près de 6 ou 7 dixièmes de l'ensemble des terres achetées par les paysans, tandis que ta moitié de feux appartenant aux paysans pauvres n'en a au maximum que 15% ! On peut donc juger par là de ce que valent les efforts tentés par les populistes pour que la « paysannerie » puisse acheter le plus de terre possible et au meilleur marché possible.
La colonne suivante est celle des affermages. Là encore nous voyons piartout la concentration du sol aux mains des paysans aisés (les 5 à 8 dixièmes de toute la terre affermée sont détenus par 1/5 des feux). De plus, comme on l'a vu plus haut, ils louent à meilleur compte. Cet accaparement de l'affermiage par la bourgeoisie paysanne démontre à l'évidence que « l'affermage paysan » porte un caractère industriel (achat de terre pour la vente du produit). **
* Il suffit de jeter un coup d'œil sur le diagramme pour se rendre compte que le groupement d'après les lots est sans valeur pour l'analyse de la décomposition de la paysannerie.
** La « Conclusion » du livre de M. Karychev sur l'affermage ne laisse pas d'être curieuse (chap. VI). Après toutes ses assertions gratuites et contraires aux données de la statistique des zemstvos, déniant tout caractère d'entreprise à l'affermage paysan, M. Karychev met en avant, ici, une « théorie de l'affermage » (empruntée à V. Roscher, etc.), c'est-à-dire les desiderata — e.xposés à la sauce savante — des fermiers d'Occident : « la durée du bail » (« il faut. . . que l'agriculteur exploite... le terrain en propriétaire «ménager», p. 371), et que le taux du fermage soit modéré, laissant au fermier son salaire, les intérêts et l'amortissement des fonds engagés, avec un profit d'entreprise (p. 373). Que cette «théorie» figure à côté de la recette ordinaire des populistes: «conjurer» (p. 398), cela ne trouble pas le moins du monde M. Karychev. Pour «conjurer» l'apparition d'une
136 V. LENINE
Mais en parlant de la sorte nous ne nions pas du tout l'existence de l'affermage par nécessité. Au contraire, le diagramme nous montre que l'affermage pratiqué par les paysans pauvres, qui se cramponnent à la terre, a un tout autre caractère (pour la moitié des feux 1-2 dixièmes de toute la terre affermée). Il y la paysan et paysan.
La signification contradictoire de l'affermage dans « l'économie paysanne » apparaît tout particulièrement quand on compare la colonne des affermages et celle de la cession à bail (première colonne à gauche, c'est-à-dire parmi les indices négatifs). Ici, c'est juste le contraire: les principaux loueurs sont les groupes inférieurs (pour La moitié des feux 7 à 8 dixièmes de la terre donnée en location), lesquels cherchent à se débarrasser de leur lot qui passe (malgré les prohibitions et les entraves légales) aux gros paysans. Donc, quand on nous dit que la « paysannerie » prend la terre à bail et que la même « paysannerie » la donne à bail, nous savons que le premier cas concerne surtout la bourgeoisie paysanne, et le second le prolétariat paysan.
Le rapport entre l'achat, la prise à bail ou la cession de la terre et le lot détermine aussi la possession foncière effective des groupes (5^ colonne à droite). Nous constatons partout que la répartition effective de toute la terre dont
classe de fermiers, M. Karychev lance la « théorie » du fermage ! Pareille « conclusion » n'est que le couronnement naturel de la contradiction fondamentale du livre de M. Karychev qui, d'un côté, partage tous les préjugés populistes et sympathise de tout cœur avec des théoriciens classiques de la petite bourgeoisie comme Sismondi (v. Karychev, La location héréditaire perpétuelle des terres sur le continent européen, M. 1885) ; d'un autre côté, il ne peut s'empêcher de reconnaître que l'affermage donne une « impulsion » (p. 396) à la décomposition de la paysannerie, que les « couches plus aisées » refoulent celles qui le sont moins ; que le développement des rapports agraires conduit justement à l'exploitation salariée (p. 397).