CALCUL ; SENS LINGUISTIQUE
wieviel das ist, vier und vier ‘» : il fait deux tas de quatre pommes qu’il compte de t à 4, puis il compte toutes les pommes de 1 à 8.
Vers la même époque, dressant ses six dés pour une partie de dominos avec moi, il les divise en deux groupes de trois et me dit : « Deux fois trois, ça fait six. — Et trois fois deux ? » Il les divise en trois groupes de deux et dit : « Ça fait aussi six ». La chose l’intéresse, et il fait à plusieurs reprises des rangements par 3 et par 2; il a trouvé presque de lui-même la démonstration classique du théorème relatif à l’ordre des facteurs.
Au 34° mois Günther Stern savait compter jusqu'à 13 ; il tenait la numération de sa sœur aînée; en montant un escalier il comptait souvent les marches (Stern, p. 108). Bien que toute généralisation en cette matière semble hasardeuse (ct. Stern, p. 248-251), je crois pouvoir dire que Louis est en avance sur la moyenne des enfants de son âge pour la numération et le calcul.
$ 69. —- Sur ce que je peux appeler le sens linguistique je ne répèterai pas les observations insérées aux différentes sections de ce livre, me bornant à rappeler quelques faits qui me semblent particulièrement significatifs et à en noter d’autres qui n’ont pas trouvé place dans le plan de ces sections.
Je rappelle que Louis s’est nettement rendu compte vers le 20° mois qu'il s’exprimait en français moins facilement qu'en allemand (Q 3 ad finem), qu’il a cherché de bonne heure à avoir deux vocabulaires aussi égaux que possible : (S 49), qu'il a eu de bonne heure un sentiment net de l’ar-