FORMATIONS ANALOGIQUES
P. 377; 378) ; de même les enfants français disent souvent p. Ex. mouru pour mort, ouvri pour ouvert, tiendre pour femr, etc. Chez Louis je n’ai rien remarqué de particulièrement intéressant en fr. à ce point de vue ; en all. j'ai déjà noté plus haut [ce] pour sich, [jayt] pour fällt, [mes] pour misst : vers la même époque il disait [esfct] pour geschossen, d’après linfinitif schiessen, le présent indicatif schiesse, scessest, schiesst, etc... Un des enfants de M. Meringer donnait au contraire à presque tous les participes passés la désinence qu'ils ont dans les verbes forts, demachen, desagen, deweinen, depacken pour gemacht, gesagt, geweint, gepackt (Meringer, p. 174); je n'ai rien noté de semblable chez Louis, ni aucune formation du type gebrungen pour gebracht, sur l’analogie de singen-gesungen, etc. (Tappolet, p. 406). M. Otto Ernst a noté chez un enfant de trois ans des prétérits faibles comine werlierte pour verlor (infinitif verlieren)> et beaucoup plus souvent verlorte, hiesste, kamte (infinitifs verlieren, heissen, kommen), avec adjonction de la désinence -le des prétérits faibles au thème correct des prétérits forts verlor, hiess, kam ‘ ; pour Louis j'ai deux ex. de participes passés formés d’une façon tout à fait semblable, adjonction au thème fort de la désinence faible -f: au 30° mois [engmt] pour genommen, au 39° atréft pour getroffen (infinitifs nebmen, treflen). Cf. des ex. des types [eciçt], verlierte, verlorte et [engmt] dans Stern, p. 53, 75, 99, 102, 137 et Tappolet, p. 406, 407.
$ 70. — Vers le milieu du 22° mois Louis trace quelques traits sur du papier et dit [&iædd] — Louis Ronjat. Il pense qu'il vient d'écrire son nom. Depuis assez longtemps déjà 1. Appelschnut, Neues und Alles von ihren Taten, Abenteuern und Meï-
nungen, Leipzig, L. Staackmann, 1908, livre humoristique sans aucune prétention scientifique, mais plein de précieuses observations.