IS VÉLOPALATALES; L, ETC... ; GROUPES
la place que ces phonèmes occupent dans les mots qu'il entend. Cette modification s’accomplit au 24° mois et affecte simultanément les deux langues : je note au 24° all. Kuh > [ü], fr. quai = [el, et de même pour les occl. données combinées avec r, /, all. gross >> [ôt], fr. clef > [e], au 28° all. et fr. [afé] « café », all. kalt, Packet => [ayt, pajét|. fr. cave, baguette >> [av, bajét]. Au 40° mois seulement est obtenue la série vélopalatale, à peu près simultanément dans les deux langues. V. (6 26, 27.
De même / est dans les deux langues répétée [y] ou un phonème intermédiaire, le même dans les deux langues : au 30° mois all. [bay] << Ball, [06] << Lolo (hypocoristique de Louis), fr. [ya] << là. Au 24° mois all. [#ç] <Z Tisch comme fr. [vaçc] vache (3° semaine), all. [ansén] <T ansehen comme fr. [asé) << cassé (4° semaine).
Semblablement, si des groupes de consonnes sont simplifiés, ils le sont de la même façon dans les deux langues. Ainsi au 16° mois -r#”- dans all. Armband est simplifié comme -r1- dans fr. porle : [ambäm, pop].
$ 13. — Ces deux derniers exemples mettent d’autre parten jeu des faits d’assimilation qui sont les mêmes dans les deux langues. :
Dès les débuts j'avais remarqué une tendance à assimiler à la consonne initiale de la syllabe tonique d’un motla consonne finale de cette même syllabe ou la consonne initiale d’une syllabe posttonique: all. danke est d’abord [dgña| (13° mois), lequel alterne au 14° mois avec [déni ké| prononcé comme deux mots séparés, puis devient peu après [ddn], où l’ancienne nasale vélaire est remplacée par sa correspondante dentale (assimilation au d initial) + fin du 13° mois all. [bam] et [bambäm] « chemin de fer, train, locomotive » <Z Babn ; je n'ai pas d’ex. fr. pour
NL -ASSIMILATIONS 19
ces débuts, parce qu’alors le vocabulaire all. à seul quelque étendue. Cette tendance se manifeste très fréquemment chez les enfants. Chez Louis elle se cristallise pendant à peu près tout le 15° mois en une véritable loi phonétique à laquelle aucun mot n'échappe. Il est probable que cette cristallisation existait déjà auparavant, mais l’indigence du vocabulaire ne permettait pas de constater des ex. un peu nombreux, et l'enfant ne répétait pas assez volontiers des mots nouveaux pour qu'une expérience probante püt être entreprise. Mais au 15° mois j'ai pu donner en fr. et faire donner en all. une série de mots qui permet d'établir les formules suivantes :
Occlusive ou nasale explosive en syllabe tonique assimile consonne implosive en syllabe tonique ou consonne en position quelconque dans une syllabe atone. En syllabe posttonique Louis ne sait pas produire d’autre implosive qu’une ’ non vibrée
qui est une sorte de résonance vocalique prolongeant un [2] posttonique ; ce phonème très effacé et de nature à peine consonantique reste tel quel. En syllabe prétonique je n’ai pas d’ex. de cons. implosive autre que Armband > [ambäm]|, où -m- << -rm- est déjà de même organe que le explosif de la syllabe tonique.
Le phonème induit prend le point d'articulation du phonème inducteur, mais garde son mode d'articulation propre. Ainsi une nasale labiale induite par une occl. dentale devient nasale dentale, m>x<d—n, ex. fr. dame >> [dam >> dan], une occl. dentale sonore induite par une occl. labiale sourde devient occl. labiale sonore, d X< p — b, ex. all. Puder > Lpude >> pub].
Voici maintenant des exemples, dans lesquels je note par , les phases dépourvues de durée ?, par ? les substituts
1. Grammont, p. 66 : « Aucune des phases intermédiaires que nous supposons n’a jamais été prononcée ». Ainsi patte, Brot, etc... ont été