CAME, ETC
[pam], et non |,tam >> *tan] comme dame >> |,dam >> dan]. Donc Louis sent qu'il ne répète pas exactement les occl. vélopalatales en produisant des dentales. En entendant came il se représente [a] et ”, phonèmes qu’il possède, et un phonème qu'il ne sait pas reproduire tel quel, mais où il sent une vive détente comparable à celle de p ou de ! qu'il sait articuler. La tendance à assimiler domine son articulation. Son attention se détourne de ce [4] mystérieux dont il ne retient que le caractère de vive détente et s’attache à #1, qui devient inducteur, d’où assimilation renversée, un phonème substitué n'ayant pas la netteté, la force suffisante pour jouer le rôle d’inducteur agissant sur un phonème exactement répété : nasale labiale implosive en syllabe tonique labialise occlusive à point d'articulation indéterminé explosive en syllabe tonique. Aussi longue est l’explication, aussi rapide est le jeu des associations des représentations auditives et articulatoires : il ne s'écoule pas de temps appréciable entre l'émission de came par moi et l'émission de [ pam] par Louis.
Le procès peut donc être schématisé came >> [,fam => pam]. De même la meilleure interprétation du traitement de danke [däñk] est, je crois, l’application des formules du 13, soit dan-[ddñ-] > [,dd?- => ddn-] comme plus haut fr. dame > [,dam > dan], ke © [,22e © 4e] comme plus haut «der > [,:d >> +ha"] dans all. Puder >> [pébe']; de même je vois dans le traitement de Kette et de Kanne une assimilation renversée d’explosive en syllabe tonique par explosive en svllabe atone, soit Keite >> |, ?éte > tétel, Kanne >> [,?äne >> ldne]. Pour Küche et kühl je nai pas d'opinion particulièrement probable, n'ayant pu noter quels phonèmes Louis substituait à [ç] intervocalique et à 1 finale ; je crois me souvenir qu'au 15° mois ces phonèmes ne se sont pas présentés en dehors de mots justi-