PACKET, CAFÉ
ciables d’assimilation ; ce n’est qu’au 16° (v. Ç 25 ad finem) que j'ai noté all. Ball => [bay].
Packet >> [papép]. La phase dépourvue de durée est [,pa?et], dont on attendrait [*#atét] avec assimilation renversée [-?ét >> -té] comme plus haut [,?24m => pam] et extension à la syllabe prétonique comme au ( 13 in fine pour all. kapui et fr. gâteau. Je ne crois pas que le p- initial, explosif en syllabe atone, soit en principe plus fort que le -{ final, implosif en syllabe tonique, mais deux facteurs peuvent avoir provoqué cette propagation de p- : le sentiment du redoublement (cf. le traitement de gâteau, $ 13 in fine) ; l'analogie de structure avec le mot très usité [papip] << kaput (cf. au S 69 tabouret >> [täburé] sous l’influence de fambour).
Café >> [,?apé] ; -p-, substitut de -f-, n’a pas assez de force inductive pour assimiler ?-, et le mot ne devient pas [*papé] comme kaput, où -p- est exactement répété, devient [papip] ; ?- tiraillé entre deux tendances contraires, substitution de [] à [|] ou assimilation au p de la syllabe tonique, tombe purement et simplement, et le mot se fixe sous la
forme [apé]. CF. $ 26 (24° mois).
6 17. — Ces observations me semblent s’éclairer singulièrement .par la comparaison avec celles que M. Grammont avait déjà faites sur la faiblesse particulière des substituts, spécialement en matière de phénomènes d’induction (assimilations et dissimilations), et sur la cause de cette faiblesse, le sentiment très net chez l'enfant qu’il ne répète pas exactement les phonèmes donnés : « [kupé] « souper ». Du moment que l’enfant disait # pour s, on devait attendre [ftupé]. Un ?, n'ayant pas le même point d’articulation qu'un p, ne peut pas être dissimilé par lui à ce point de vue ; la dissimilation n’agit que sur des éléments communs ».
6 17 SUBSTITUTS DANS LES INDUCTIONS 27 Le sujet dissimilerait l’un des deux p ou / dans un groupe tel que [*pupé] ou [*uté]; cf. plus loin du sucre > [kotük]. « L'origine du |] est donc à chercher ailleurs. Ce # que nous SUpposons, qui n’a jamais eu d'existence réelle *, représente déjà, puisqu'il remplace un 5, une première modification, qui l’a laissé faible et particulièrement apte à en subir une nouvelle. C’est pourquoi il est remplacé instantanément par un[k|, c’est-à-dire par une occlusive susceptible de s’articuler dans la région du voile du palais comme la voyelle [u]qui doit suivre. C’est une sorte d’assimilation où accommodation de la consonne avec la voyelle relativement au point d’articulation ». Ici [k] convient à la voyelle en contact ; p dans [pam| <Z came (( 16) convient à la consonne inductrice -#. « Dans la forme [kotik] il est fort probable que le changement de timbre de la première voyelle a d’une manière analogue favorisé la dissimilation def—+en k—1. M. Meillet à montré (MSL, t. VII, p. 287) que tout changement phonétique rend le phonème qui la subi particulièrement propre à subir des modifications ultérieures » (Grammont, p. 72).
Dans le langage de Robert du sucre devient |,dütük], puis par assimilation de d à + | #ütük], puis par dissimilation vocalique [,totük|, puis par dissimilation du premier Fpar le second et influence de la voyelle vélaire suivante [ho#ik]. C’est le seul ex. quise soit présenté ; les circonstances n’ont pas permis d’en produire d’autres, ces phénomènes d’assimilation et de dissimilation n’ayant eu qu'une durée très brève ; [#té] « sein de nourrice » et [tek] « chercher » sont restés intacts, à cause du sentiment de redoublement. « Certes, une forme | /ütik]ne pouvait manquer de donner
1. Aussi, avecles procédés graphiques que j’emploie ici, je schémati-
serais la filière ainsi : souper > [, ? upé => kupé].