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orales et nasales ont fait la paix et restent chacune dans
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leur domaine avec les qualités qui leur sont propres, [meti] « merci ». La première phase à duré environ deux mois, la seconde ne s'est établie qu'après une lutte d'au moins huit jours avec la première, et au bout de trois semaines d'existence indépendante elle a cédé la place à la troïsième, qui est le début de la prononciation correcte ».
Ÿ 24. — Dans toute l'activité linguistique de Louis je nai observé que deux cas de dissimilation : au 16° mois (abdmp << ambdmp] (diss. 1, v. au début du & 15); vers la fin de la quatrième année all. Banane © [banäda] et fr. banane => [bandd]; la forme fr. peut avoir deux sources : dissim. xiv renversée à la pause, le mot étant fréquemment employé en fin de phrase (la dissim. xIv directe, intervocalique par implosive, donnerait [*badän]) ; influence de mots fr. très usités comme salade, marmelade, pommade ; :[banäde| est une dissimilation renversée (la dissim. xvir directe, intervocalique par intervocalique suivante, donnerait [*badan|) sous l'influence de all. Marmelade (assez usité), Pomade et peut-être aussi de la forme fr. [bangd].
LE BILINGUISME A-T-IL.RETARDÉ L'ACQUISITION D'UNE PRONONCIATION CORRECTE ?
6 22. — On a vu au © 7 que Louis a acquis deux systèmes articulatoires distincts, que sa prononciation est en all. et en fr. celle d’un enfant indigène. On verra aux (\ 34-38, 46 que les emprunts authentiques de langue à langue en matière de vocabulaire et de syntaxe se réduisent en somme à peu de chose et n’affectent pas la correction générale du langage, que de bonne heure notre sujet a pu s’exprimer très convenablement dans les deux langues à peu près comme le fait dans une seule la moyenne des enfants monoglottes (nés dans des milieux cultivés) dont les parents : s’occupent assidûment, et que de très bonne heure il a pu faire, non certes des traductions, mais d’exactes transmissions de messages d’une langue dans lautre.
Ces résultats avantageux ont-ils eu momentanément une contre-partie défavorable ? Ce travail, double dès les débuts, d'apprentissage de la parole a-t-il produit une compensation d'efforts ?
Après ce que je viens de dire on ne peut plus guère chercher cette contre-partie ou compensation que dans un retard apporté à l'acquisition d’une prononciation correcte !,
1. Le vocabulaire all. se développe d’une façon parfaitement normale au point de vue de la précocité comme au point de vue de l'extension dans les débuts : je n’en ai pas un relevé complet, mais mes souvenirs me permettent d'affirmer qu’un tel relevé eût été pour le moins aussi copieux que ceux qu’on trouve dans Stern (p. 22, 133, 159-162) pour
des monoglottes all. ; l’indigence du vocabuiaire fr. des débuts est duc à des raisons particulières qui ont été indiquées au S 3.