NES INFLUENCES DE LANGUE À LANGUE
signification bien nette, en tout cas sans signification concrète, avec des Æällwürter qui font pour ainsi dire partie du squelette. d’une langue déterminée, à peu près au même titre que des désinences nominales ou verbales : à l’époque en question Louis disait all. [dat] Soldat, [dé Ta] < Soldaten, [man] << Mann, [rméns) <Z Männer, [édn| << regnen . . . . - a
jamais 1l n'a forgé un pluriel fr. en [-y| ou en [-2] ou avec métaphonie de la voy. tonique, ni un infinitif français en [:#.]
Il y à non pas emprunt, mais influence de langue à langue dans fr. vers rapproché de all. 34 (v. © 34). Plus tard (encore au $2° mois) je ‘note all. für schôn machen correspondant à fr. pour faire joli « pour lornement » (s’emploie en parlant d'objets de décoration intérieure tels que tableaux pendus au mur, vases sûr une cheminée, etc.) : all. für est employé au lieu de wm...zu, sous linfluence de fr..pour (cf. alsacien for ze == all. um zu), comme fr. vers était employé au lieu de chez sous linfluence de all. zu,
mais l’ordre des mots en all. est correct, für schôn machen, et non “f#r machen schôn, comme dans fr. bat un lion mort cité au 34; la vraie tournure idiomatique serait d’ailleurs zum Schünmachen.
Il y a une vraie traduction dans 5 long que (au lieu de tant que, expression que l'enfant ne connaît pas ou qu'il a oubliée), traduction adaptée à l'usage fr., all. solange étant
une exclamation de l’enfant exprimant la faim, une sorte de bâillement sonore causé par le même besoin : l'entourage aura interprété [bud] les sons émis par l'enfant, aura prononcé ainsi devant lui, et il aura répété (convergence des enfants et des adultes, Stern, p. 126). Cette hypothèse me semble corroborée par l’existence de buas dans l’Ammensprache des Romains : « Buas : potionem paruulorum ». Varro, Cato uel de liberis cducandis « cum cibum ac potionem pappas ac buas uocent » (Nonius Marcellus cité par Heraeus, Archiv für lateinische Lexikographie, t. X1I1,