‹ Le Développement Du Langage Observé Chez Un Enfant BilingueChapitre 52 sur 115 · SG 41, 42 ADAPT. PHONÉT. DE LOUIS · texte numérisé non relu

SG 41, 42 ADAPT. PHONÉT. DE LOUIS

nare > vha. -damnôn > all. tien. it. fastare ou vfr. taster (fr. tâter) >> mha. et all. fasten, vfr. priser >> mha. brisen © all. preisen, etc... et précisément, mais avec un autre sens, le mot qui nous occupe ici, fr. fourner >> all. turnen « faire des tours, des exercices de gymnastique ». Louis n’a jamais construit de son chef un verbe all. en -ieren d’après un verbe fr. en -7 ou en er; tous ceux qu'il possède, sortieren, reparieren, arrangieren, etc. lui ont été donnés tels quels en allemand.

6 42..— Les adaptations marquées ont été de tout temps assez rares et le deviennent encore plus quand l'accroissement des deux vocabulaires les rend inutiles. Les noms propres qui n'ont pas une double forme, comme fr. Rhône [ron|, all. Rhone [rône], puis [réme], sont laissés tels quels, avec leur prononciation indigène, quelle que soit la langue du contexte : Hermine est prononcé même dans une phrase fr. [hermin|, et non [ermin] comme prononcent nos parents de langue fr.; Saugrain est prononcé même dans une phrase all. [sogré], et non [sogrén] ou [sogrén] qui ferait pendant à [Hi] et à [aprobasyô]|; Donner est un cas à paït, nom propre pris pour un nom commun (v. 6 51). Pour les noms communs, voici les seules adaptations que j'aie notées à partir du 39° mois, époque à laquelle devient particulièrement net le désir de posséder deux vocabulaires égaux (v. ( 49) :

Au 45° mois Louis entend Approbation [aprobacyén] dans une phrase all. que j'adresse à sa mère; immédiatement il me demande : « Qu'est-ce que c’est, approbation ? » en donnant au mot la prononciation fr. [aprobasyô]. Au 47° il parle en all. de ses [gobiyn] : c’est le mot local gobilles (à Paris billes) muni d’une désinence all. de pluriel. Au 48° il parle d’ « une lettre bleue avec une marque

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