PARLER € COMME MAMAN
peut répéter exactement wr ; entendant deux avec un [| qu’il ne possède pas, il répète avec le phonème le plus approchant dans sa collection, [æ] ; la force de propagation de l’élément nasal contenu dans wn ne va pas jusqu'à faire naître [*d@|, qui serait trop différent de [de] entendu. Il a rarement essayé de produire qqch. qui ressemble à all. eins zwei et-n’est jamais parvenu à rien de satisfaisant. Or deux fois, l’une au milieu du 15° mois et l’autre au commencement du 16°, et les deux fois longtemps après avoir répété [& dæ"] ou cherché à répéter qqch. d’après eins zwei, il dit [& dg"] en entendant sa mère dire eins zwei drei. Il se rend donc compte que un deux et eins zwei se correspondent, et il remplace par la dénomination qui lui est familière celle qu'il n’a pas encore réussi à répéter.
Ÿ 44. — C'est « maman » et « papa » qui sont les aboutissants stables, permanents du double jeu de liaison entre les concepts etles mots. Il y a « la langue de maman » et « la langue de papa », ou plutôt, pour exprimer les choses d’une façon concrète, telles que Louis les conçoit et telles que nous les lui avons constamment présentées, on lui parle « comme maman » ou « comme papa », et il parle à quelqu'un « comme à maman » où « comme à papa »: encore au 39° mois, ayant oublié le mot Weihnachten, il demande à sa mère : « Wie nennt die Mami Noël? : » (Cf. la question à moi adressée au 37° : « Comment tu dis, toi ? » 49 ad finem). Nous avons systématiquement évité toute expression, telle que langue, français, allemand, Sprache, franxôsisch, deutsch, reposant sur une abstraction mème très élémentaire, et p. ex. quand une bonne fran-