DÉSIR DE VOCAB. ÉGAUX
ein Affchen ». À la fin du 30° mois il dit à la cuisinière qui lui montre un ballon sur une image : « Maman dit toujours ein Luftballon ». Plus tard, il aime à instruire, comme il l’a vu faire à Fräulein ; elle n’est restée que deux mois environ à la maison, mais elle a laissé une vive impression à l'enfant, qui s’est souvenu et a parlé d'elle assez longtemps après son départ. Ainsi au 39° mois, pendant un séjour à la campagne, il apprenait de temps en temps quelques mots allemands à la cuisinière de mon oncle ; au 40° il voulait apprendre à sa bonne à compter en allemand (cf. & sr).
À partir de la même époque se manifeste de plus en plus nettement le désir de posséder un vocabulaire aussi étendu que possible dans les deux langues et, quand un mot nouveau est acquis dans l’une, de connaître aussi son équivalent dans l’autre. Jai déjà mentionné © 44 « Wie nennt die Mami Noël ? » (39° mois). Parfois la question a trait à un mot momentanément oublié, comme K%rbis cité Ÿ 42 ad finem (36° mois), qui revient en mémoire en entendant léquivalent fr. Au 37° mois: « Mami, purée de pommes de terre, wie heisst? » ‘ et une autre fois Louis demande à sa mère le nom d’un plat que la cuisinière vient d'apporter ; elle répond : « Gefüllte Tomaten » ; il me demande : « Qu'est-ce que maman a dit? » je répète : « Gefüllte Tomaten », et lui : « Comment tu dis, toi? — Tomates farcies »; il communique la chose en all. à sa mère et l’oblige à répéter elle aussi tomates farcies. Au 40° mois il montre à sa mère un plant de fraisier représenté dans un livre d'images avec fleurs et fruits, et lui demande ce que c’est. « Erdbeeren. —— Nein, die Maria (la bonne) sagt,. das sind fleurs. — Nein, sieh mal da, Erdbeeren ; man kann glauben, es seien Blumen, doch sinds Erdbeeren. —