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ce qui l’oblige à altérer la mélodie. Je la lui chante correctement, avec les paroles provençales ; il écoute, dit : «Moi, je dis pas comme ça », et chante encoresa version arrangée. Quelques jours après il y introduit un perfectionnement : ne trouvant pas de sens à acaba, il déménage au premier vers le aba qu’il a expulsé du quatrième :
J'ai trouvé tout un tabac, etc...
655. — Au commencement du 50° mois je vais à Lyon ; Louis me demande pourquoi : « J'ai à travailler à la bibliothèque de l’Université. — Comment? qu’est-ce que tu vas y faire ? —Lire des livres. — Quels livres ? — Plusieurs, mais tiens, par exemple, le Corpus inscriptionum latinarum. Dis un peu: Corpus inscriptionum latinarum ». Je prononce |#kgrpus inskriptionum latin rum]; il répète sans se faire prier, et assez correctement.
On a vu p. 93 qu'au 46° mois Louis se vantait de « savoir le patois ». Ce n’est qu’au 50° que j'ai obtenu qu’il fit la partie de [bérna] dans le dialogue suivant : [bérna ! — môsù ? — à ta sarà lu portä? — wa, môsü, d e bot à lu (6baré]. Sa prononciation est très correcte. Il s'est fait expliquer depuis assez longtemps de quoi il est question. C’est une vieille histoire qui se raconte depuis plusieurs générations dans ma famille. Un de nos parents éloignés, mi-paysan, mi-gentilhomme campagnard, avait un portail de grange en mauvais état ; il ne faisait pas réparer la serrure et la barre et secontentait de barricader le portail avec un tombereau; son domestique, nommé Berne, était chargé de l’opération, et tous les soirs le maître s’assurait qu’elle avait été accomplie en hélant, du seuil de sa maison, Berne au fond de la grange ou de la cour: « Berne! — Monsieur ? — As-tu fermé le portail? — Oui, Monsieur, j'ai poussé