COMPARAISON AVEC D'AUTRES
que ça va? » et quelque temps après, pendant un séjour en Allemagne, elle s'amuse à étonner ses grands-parents en leur disant des phrases comme [va tra dü bér] » va chercher du boire (du cidre) ».
En somme les résultats essentiels sont les mêmes pour Addi et pour Louis sauf au point F une avance, due à la méthode employée, dans la date de conscience du bilinguisme, au point C une particularité personnelle, au point À un léger avantage à l'actif de notre méthode.
$ 59. — Depuis le 30° mois (v. $ 4 ad finem) l’entourage constant de Louis, sauf sa mère, parle français. Néanmoins la position de lall. se maintient très forte. Jamais il ne vient à l'enfant l’idée de abandonner pour parler fr. à sa mère, quoiqu'il sache parfaitement qu’elle comprend et parle très bien cette langue. Il continue à parler all. par affection pour sa mère, dont c’est la langue préférée, et par curiosité d'esprit, activité intellectuelle, fierté de savoir et aussi, disons-le familièrement, plaisir à « épater le public » (v. au À 5 Fhistoire de la chanson O Tannebaum !) | ne pourrait se rendre vraiment compte de l’utilité de ce savoir que si p. ex. il faisait un séjour en Allemagne, mais il n'y est allé que vers sa première année révolue ; il a pu en avoir un premier aperçu au 26° mois (v. ( 46), mais son développement intellectuel à cette époque ne comportait pas de réflexions bien étendues sur quelques transmissions de messages très simples.
Dans ces conditions ‘ un enfant moins affectueux ou
1. Louis commence vers le 302 mois à prendre une certaine part à la conversation des grandes personnes (v. 6 45); la pesition de l’all. sera sûrement très forte quand il se mêlera à la conversation d’une façon active, permanente, puisque ses parents parlent all. entre eux, mais il. se borne en général jusqu'ici à intervenir par quelques mots adressés en all. à sa mère ou en fr. à moi. Il a de nouveau, depuis le 45e mois,