‹ Le développement en photographieChapitre 25 sur 64 · H2SO · texte numérisé non relu

H2SO

Je dis sous toutes réserves, comme j’aurai à le répéter pour tous les révélateurs qui vont suivre, moins peut-être pour la diamidorésorcine, attendu que ces nouveaux révélateurs ne semblent pas avoir été déterminés d’une façon bien certaine, et que les formules de constitution qu’on leur prête s’expliquent assez difficilement, et surtout semblent amener des exceptions aux règles énoncées sur la fonction révélatrice.

Lemétol à l’état de base libre fond à 87°. Autrement, chlorhydrate ou oxalate, il se décompose sans fondre préalablement. De même, à l’état de base libre, il est facilement soluble dans l’alcool, l’éther et l’eau chaude, un peu moins dans l’eau froide ; alors qu’au trement il est facilement soluble dans l’eau, mais très difficilement dans l’alcool et l’éther.

Les solutions de métol, très légèrement roussâtres, brunissent à l’air. Lorsqu’elles contiennent une forte proportion de sulfites ou d’alcalis carbonatés, on y trouve le métol sous forme de base libre. A l’oxydation, elles fournissent de la quinone. Ce qui démontre que le métol est un dérivé du phénol et non du crésol.

Si, à une solution de métol, on ajoute de l’acide sulfurique étendu et une solution d’un azotite, il se précipite un composé azoteux de métol :

^AzCH3ÀzO

formé d’aiguilles fines entremêlées. Lorsque la solution, au lieu d’être aqueuse, est éthérique et constituée par la

REVELATEURS.

base libre, on obtient, après évaporation de l’éther, le métol sous forme d’un liquide huileux qui se prend en masse cristalline.

Glycin.

110. — Le glycin , abréviation d e paraoxyphénylglycin, est encore un des révélateurs qui nous viennent d’outre- Rhin. On ne peut se faire une idée, si l’on ne suit pas le progrès industriel, combien il nous arrive de produits chimiques d’Allemagne. Et, il faut l’avouer en toute loyauté, beaucoup sont excellents. Ce révélateur se présente à nous sous l’aspect d’une masse légère, pulvérulente, extrêmement brillante, composée de petites lamelles ressemblant assez à du mica. Il dégage une odeur très pénétrante d’acide acétique. Ce qui est tout naturel, d’ailleurs, puisqu’il est obtenu par la réaction de l’acide chloro-acétique sur de l’amidophénol. Sous toutes réserves, comme pour le métol, sa formule de constitution est :

^CÎUCOOH (4)

Lorsqu’on chauffe le glycin, il se décompose dès qu’il arrive à son point de fusion. C’est un révélateur très difficilement soluble dans l’eau et l’alcool, insoluble dans l’éther, mais qui acquiert immédiatement une très grande solubilité dans l’eau dès que celle-ci est additionnée d’un sulfite ou d’un alcali. La liqueur ainsi obtenue demeure à peu près incolore, ou ne présente qu’une teinte légèrement rosée, et se conserve bien, même au contact de l’air.

En présence d’acides minéraux, l’acide acétique excepté, le glycin forme encore un sel soluble dans l’eau. Oxydé, à l’aide de bichromate de potassium et d’acide sulfurique, il forme de la quinone avec dégagement d’anhydride carbonique.

OH

hc/Nch

Hcl^yGH

Az^H

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