A '"-CH2C00H
Diamidorésorcine.
111. — La diamidorésorcine est due à MM. Lumière frères et Seyewetz. Nous avons vu, dans la fonction révélatrice, que le diphénol ayant ses oxhydriles en position méta et qu’on nomme résorcine, ne révélait pas l’image latente du moment qu’il se trouvait à l’état pur. Cependant, si l’on introduit dans ce corps deux groupes amidogènes dans des positions relativement voisines des oxhydriles, on obtient une substance possédant plusieurs fois la fonction révélatrice et qu’on nomme diamidorésorcine. On l’obtient soit à l’état de chlorhydrate pur, soit à l’état de base. C’est surtout à l’état de chlorhydrate qu’on l’emploie comme révélateur. Sa formule de constitution est :
OH
HC,//\c-AzH2(HCl)
Hc'x^/C— OH
AzH2(HCI)
C’est donc un diamidophénol ortho-méta-para. Si l’on emploie de préférence la diamidorésorcine àl’état de chlorhydrate plutôt qu’à l’état de base libre, c’est que celle-ci est d’une extrême altérabilité à l’air, et que son pouvoir réducteur, un peu plus grand que celui du chlorhydrate, n’est cependant pas suffisant pour compenser ce défaut.
La diamidorésorcine se présente sous la forme de petites tables rhomboédriques. Sous l’action de la chaleur, elle se décompose sans fondre. Elle est facilement soluble dans l’eau, mais difficilement dans l’alcool et l’éther.
Les solutions de diamidorésorcine ont une teinte légèrement jaune brun qui rougit sous l’action de l’air. La coloration jaune brun est immédiatement accentuée quand on ajoute une solution de carbonate alcalin à une solution de diamidorésorcine. En substituant un alcali caustique au carbonate alcalin, on obtient une coloration bleue.
L’addition d’acide chlorhydrique précipite la diamidorésorcine de sa solution. Si celle-ci est saturée par du sulfite de
r6H2<r AzH21IC1 (z) C6H VOH (3
\AzII!CI (4)
RÉVÉLATEURS
sodium jusqu’à ce qu’il reste un excès de ce corps, on voit en très peu de temps se déposer au sein du liquide des cristaux en paillettes blanches, formant bouillie dans la masse' du liquide, et qui ne sont autres que la diamidorésorcine à l’état de base libre. De cette réaction, il semblerait résulter que, lorsqu’on utilise comme révélateur des chlorhydrates de polyamines en présence de.sulfite, c’est la base libre et non le chlorhydrate qui agit comme révélateur, le sulfite étant toujours en quantité plus que suffisante pour décomposer le chlorhydrate. On remarquera d’ailleurs que ces chlorhydrates, non additionnés de sulfite, ne révèlent pas l’image latente.
En prenant une solution étendue de diamidorésorcine et en lui ajoutant une goutte de chlorure ferrique, il se produit une coloration violette intense, disparaissant au bout de quelque temps. Soumise à l'oxydation, la solution de diamidorésorcine ne produit pas de la quinone.
Au point de vue théorique, on remarquera que dans la diamidorésorcine l’introduction d’un oxhydrile entre deux amidogènes ne modifie pas sensiblement le pouvoir révélateur de la substance, bien qu’augmentant considérablement son caractère acide.
Le DIOGENE.
112. — Le diogène, très proche parent de l’iconogène, a été découvert, comme lui, par le Dr Andresen (de Berlin). A l’état pur, il se présente sous la forme d’aiguilles incolores. Sa formule de constitution est :
H AzH»
HC
NaSO2— C
|/XM
OH
AzH4
NaSO2
(Pî)
C’est donc un sel acide de soude des acides disulfoniques du a-amido-p-naphtol. Comme l’iconogène, lorsqu’on le chauffe, il se décompose sans fusion préalable.
Très difficilement soluble dans l’eau froide, il se dissout dans l’eau chaude avec une très grande facilité. Toutefois, sa solubilité dans l’eau froide augmente très vite, dès que celleci contient déjà en dissolution du sulfite de soude ou un alcali. Les solutions présentent alors une très jolie teinte jaune d’or.
Lorsqu’on fait réagir un acide sur une telle solution, le diogène est précipité en forme d’aiguilles blanches.
Sous l’oxydation, il n’y a pas dégagement de quinone.
L’oktol.
113. — lïortol est un dernier venu. Il a cela de particulier qu’il est le résultat d’un mélange intime d’hydroquinone et de sulfate du mélhylorthoamidophénol. Il se présente à nous sous forme de petits cristaux rhombiques grisâtres, ou de petits cristaux prismatiques. Sous toutes réserves, sa formule de composition est :
OH