I 2 CH — CH
OH
Cette substance se décompose à la chaleur sans fusion préalable. Cependant la base libre fond vers 80° en se décomposant. L’ortol est soluble dans l’eau, pas très facilement à mon sens, mais ne l’est que partiellement dans l’alcool et l’éther. Il semble que seule l’hydroquinone s’y dissolve, tandis que le sulfate du méthylorthoamidophénol reste insoluble.
Lorsqu’on oxyde une solution d’ortol en employant le bichromate de potassium etl’acide sulfurique, la liqueur vire au rouge vin de Bordeaux, et il se produit de la quinone.
Tiuamidophénol.
114. — Le diamidophénol étant un excellent révélateur, il était à penser que l’on verrait apparaître d’autres révéla-
RÉVÉLATEURS
teurs provenant des polyamidophénols. Nous avons déjà, dans cet ordre d’idées, le triamidophénol et la triamidorésorcine ,
Le triamidophénol, obtenu par la réduction de l’acide picrigue, se présente sous la forme de fines aiguilles, dont la formule de constitution est :
AzH*(HCl)
C’est donc un chlorhydrate des 2, 4, 6. A la chaleur, il se décompose sans fusion préalable.
Facilement soluble dans l’eau, il l’est difficilement dans l’alcool et l’éther. Lorsqu’on verse de l’acide chlorhydrique dans une solution de triamidophénol, le triamidophénol se dépose. C’est la même réaction que pour le diamidophénol. Comme celui-ci, d’ailleurs, il appartient à la classe des révélateurs qui fonctionnent en solution neutre.
Si l’on étend la solution de triamidophénol et qu’on lui ajoute une goutte de chlorure ferrique, la liqueur vire au bleu foncé, et on n’y remarque aucune formation de quinone.
Quand la solution est sulfitée, elle prend une coloration jaunâtre qui tourne au vert sous l’addition de carbonate de potassium; elle prend, au contraire, une teinte brune, sous l’addition d’un alcali caustique. Ces réactions peuvent très simplement se faire en imbibant, de la solution à expérimenter, un morceau de papier à filtrer, et en projetant dessus une goutte d’une solution d’alcali ou de carbonate alcalin.
Triamidorésorcine.
\ i5„ — La triamidorésorcine , absolument comparable au corps précèdent, s’obtient en réduisant la trinitrorésorcine.
Sa formule de constitution est OH
AzH2-
/AzH2 (2) C6H|-OH ■■i) yAzH2 (4) 'AzH2 (i)
AzH2
Ces deux corps sont à peu près entre eux, comme le diamidophénol est à la diamidorésorcine.
116. — A cette liste, déjà longue, on pourrait ajouter d’autres révélateurs encore. A quoi bon donner les états civils de révélateurs qui, jusqu’à ce jour, n’ont pas encore pu parvenir à prendre droit de cité dans le laboratoire des amateurs. D’ailleurs, suivant la ligne de conduite que je me suis tracée et que j’ai constamment suivie dans toutes mes publications photographiques, je ne veux parler et discuter que d’appareils ou de produits que j’expérimente moimême, de façon que mes lecteurs restent toujours certains d’obtenir ce que je leur indique comme pouvant être obtenu. Or, je n’ai pas employé ou je n’ai pas assez expérimenté les révélateurs que je passe sous silence pour leur donner autre chose que de vagues informations, ou me permettre de préciser sciemment certains points.
Ces révélateurs, que je passe sous silence, sont le chlorhydrate d'hydroxy lamine ou oxy ammoniaque , le diamidooxydiphényl, la paraphénylènediamine , le dinol , etc., etc. Je ne crois pas, par ce que je connais d’eux, qu’ils nous apportent mieux que ce que nous avons, bien que l’un d’eux cependant, le chlorhydrate d’hydroxylamine, particulièrement au point de vue du développement des images positives obtenues sur papier au gélatino-bromure d’argent, fournisse d’excellents résultats. Mais combien d’autres, parmi ceux signalés à part, sont dans ce cas ! Abandonnons donc, jusqu’à nouveaux progrès, la série aromatique, et voyons l’état civil du seul révélateur minéral admis dans la
Révélateurs divers.
RÉVÉLATEURS
pratique, et que j’ai réservé pour la fin, bien qu’il ait été signalé le premier pour le procédé au gélatino-bromure d’argent, et qu’il tente, je le répète, à disparaître de jour en jour de la pratique.
OxALATE FERREUX.
117. — 'lime semble bien que ce fut vers 1877, que Carey- Lea signala, le premier, les propriétés révélatrices de l’oxalate ferreux C20*Fe. En tant que révélateur, l’oxalate ferreux paraît présenter un défaut primordial : sa très faible solubilité dans l’eau. En effet, 1 gramme d’oxalate ferreux ne parvient à se dissoudre que dans 3800 grammes d’eau bouillante. Toutefois, comme il se dissout, facilement, dans des solutions d’oxalate neutre de potassium, d’oxalate neutre de sodium, etc., etc., on a tourné la difficulté en l’employant au moment de sa formation.
Pour obtenir l’oxalate ferreux, on verse, par exemple, dans une solution d’oxalate neutre de potassium C204K* une solution de sulfate ferreux S04Fe. La liqueur rougit, se trouble et laisse finalement déposer des cristaux jaunes d’oxalate ferreux :
S04Fe + C204K* = CWFe + S04K*
Cependant, comme le sel ainsi obtenu retient toujours deux équivalents d’eau, la formule complète de l’oxalate ferreux est :
C*0‘Fe 4- 2H20
Or, si nous remarquons qu’une solution saturée d’oxalate neutre de potassium dissout 12 p. 100 d’oxalate ferreux, on voit qu’en préparant deux solutions à 30 p. 100 d’oxalate neutre de potassium et de sulfate ferreux on pourra mélanger 1 partie de la solution de fer à 3 parties de la solution d’oxalate neutre de potassium pour avoir une solution d’oxalate ferreux, sans craindre un précipité. En effet, en ajoutant 33 parties de la solution de fer à 100 parties de la solution d’oxalate potassique, c’est comme si nous lui ajoutions 10 parties de sulfate ferreux. Ces 10 parties prendront 11 parties d’oxalate neutre de potassium pour
former, ainsi que l’indique la formule de réaction que je viens d’écrire plus haut, 9, S parties d’oxalate ferreux et
11.5 parties de sulfate de potassium. Or, d’après ce que j’ai dit sur les conditions de solubilité de l’oxalate ferreux, les 9,5 parties de ce sei se dissoudront sans effort dans la solution où il a pris naissance, puisqu’elle contiendra encore 19 parties d’oxalate neutre de potassium à l’état libre et