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parties de sulfate de potassium

Les solutions d’oxalate ferreux demandent à être faites avec de l’eau distillée. Ces solutions, devant obligatoirement contenir de l’oxalate neutre de potassium, se troubleraient par la formation d’une petite quantité d’oxalate de chaux, s’il existait dans l’eau du sulfate de chaux. Il est vrai qu’on peut laisser reposer la solution et la décanter.

Les solutions d’oxalate ferreux jaunissent à l’air et se suroxydent, en se transformant en sulfate ferrique basique (Fe203)2S03.

Pour composer l’oxalate ferreux, il faut ajouter la solution de fer à la solution d’oxalate potassique. Si l’on opérait dans le sens contraire, l’oxalate ferreux se précipiterait au fur et à mesure de sa formation, ne se trouvant plus en présence d’une assez grande quantité d’oxalate neutre de potassium pour le dissoudre. On devrait alors, une fois toute la solution d’oxalate potassique ajoutée, chauffer la liqueur pour obtenir la solution d’oxalate ferreux.

J’insisterai sur la nécessité d’employer l’oxalate neutre de potassium et non l’oxalate acide ou bioxalate de potassium connu vulgairement sous le nom de sel d’oseille, attendu que 100 parties d’eau ne dissolvent que 2,5 parties de ce sel, tandis qu’elles dissolvent 33 parties d’oxalate neutre. La solution potassique n’aurait donc pas assez de puissance pour dissoudre une quantité utilisable d’oxalate ferreux.

Ici s’arrête la nomenclature des principaux agents du développement, c’est-à-dire des révélateurs. Nous allons maintenant voir les autres agents : conservateurs, accélérateurs, modérateurs, en ne retenant cependant que ceux qui possèdent un caractère très marqué, ou qui demeurent dans la pratique courante. Mais avant, traitons de la reconnaissance des révélateurs.

RÉVÉLATEURS

Reconnaissance des révélateurs.

118. — En établissant l’état civil des révélateurs, j’ai donné les réactions afférentes à chacun d’eux. Il me semble bon néanmoins de les reprendre pour les grouper en un paragraphe spécial, en suivant la méthode qui a été donnée par le Dr Andresen pour permettre de reconnaître sûrement un révélateur.

Dans une pareille recherche, on ne saurait trop recommander de suivre une voie systématique. En un mot, le corps à caractériser devra être soumis à un examen méthodique, de façon que l’on puisse tout d’abord conclure, avec certitude, de la présence, ou de l’absence, de telle ou telle substance. On procédera finalement ensuite à certaines réactions spéciales.

Tous les révélateurs étant solides, le premier essai à faire pour savoir quel est le révélateur que l’on a entre les mains est de chercher à en dissoudre 1 gramme environ dans 100 centimètres cubes d’eau froide.

A. La substance est insoluble dans l’eau. — Parmi les principaux révélateurs cites dans ce chapitre, deux seuls sont insolubles dans l’eau froide : le glycin et le diamidooxydiphényle. Notre substance à l’essai ne sera donc que l’un de ces deux révélateurs. On ajoutera alors à l’eau un peu de sulfite de sodium et de carbonate de sodium.

1° La substance devient soluble. Nous sommes donc en présence du glycin, On effectuera la contre-épreuve en essayant : l°de dissoudre la substance dans l’eau additionnée d’acide chlorhydrique; 2° de dissoudre la substance dans l’eau additionnée d’acide acétique. Si nous avons réellement affaire au glycin, comme nous l’avons vu dans l’étude de ce corps, il se dissoudra dans le premier cas et ne se dissoudra pas dans le second. La confirmation sera encore faite en acidulant la solution par de l’acide sulfurique et en la traitant par une solution de bichromate de potassium au 1/15® et en constatant si l’on perçoit l’odeur caractéristique de la quinone.

2° La substance reste insoluble. Nous sommes en présence du djamidooxydiphényle. On fera la contre-épreuve en voyant si la substance se dissout dans de l’eau acidulée

d’acide acétique, et aussi en remarquant si le traitement par l'acide sulfurique et le bichromate de potassium ne donne pas lieu au dégagement de l’odeur de la quinone.

B. La substance est soluble dans l’eau. — Excepté les deux révélateurs ci-dessus, nous pouvons avoir affaire à l’un quelconque des autres révélateurs.

On prépare alors une solution en dissolvant 1 gramme de la substance dans 100 centimètres cubes d’eau en lui ajoutant ensuite S grammes de sulfite de sodium cristallisé, puis 10 grammes de carbonate de potassium. Trois cas peuvent se présenter :

1° Le liquide se trouble et précipite une poudre fine et • cristalline. Nous avons devant nous du paramidophénol. On peut faire la contre-épreuve en procédant aux réactions spéciales de ce corps.

2° Le liquide reste limpide mais se colore d’une certaine façon.

a. La coloration est bleue : diamidophénol.

b. La coloration est jaune d'or et ne se modifie pas quand la solution est abandonnée pendant quelque temps à l’air :

SCONOGÈNE.

c. La coloration est verdâtre , s’accentue en agitant la solution et vire au brun par l’addition de quelques gouttes de soude caustique : triamidophénol.

d. La coloration est brunâtre et s’accentue au contact de l’air : acide pyrogallique ou diamidorésorcine.

Pour se tirer d’embarras, on ajoute à la solution quelques gouttes d’une solution de soude caustique :

d'. La coloration brunâtre persiste et s’accentue rapidement :

ACIDE PYROGALLIQUE.

d". La coloration brunâtre vire au bleu : diamidorésorcine.

3° Le liquide reste limpide et ne manifeste aucune coloration. Nous pouvons avoir devant nous de la pyrocatéchine, de l’hydroquinone, du métol, de l’ortol, du paraphénylènediamine. Nous pouvons même ajouter du paramidophénol si la solution est trop étendue, car nous avons vu qu’avec les proportions indiquées le liquide, dans le cas du paramidophénol, laissait déposer une poudre fine et cristalline.

Le mieux pour se renseigner est de voir tout d’abord si, par le traitement simultané de l’acide sulfurique et du

RÉVÉLATEURS

bichromate de potassium, il y a dégagement de l’odeur caractéristique de la quinone.

a. Il n’y a pas formation de quinone : pyrocatéchine.

b. Il y a formation de quinone : l’un quelconque des autres révélateurs cités dans le paragraphe 3°.

On traite par l’éther et l’on évapore.

b' . Il se forme un résidu cristallisé en aiguilles longues'

HYDROQUINONE, ORTOL.

Si i’hydroquinone provient de Portol, en oxydant îa substance primitive on aura une coloration rouge Bordeaux; s'il n’y a pas de coloration, nous aurons l’hydroquinone seule.

b" . Il n’y a pas de résidu notable : métol, paramidophénol, paraphénylènediamine.

La substance à analyser est dissoute dans l’eau à raison de 3 p. 100. On ajoute à la solution de l’acide sulfurique dilué. On refroidit à l’aide de la glace, et on ajoute un azotite jusqu’à perception de l’odeur de l’anhydride azoteux.

1° Formation d’un dépôt sous forme d’aiguilles entremêlées : MÉTOL.

2° Aucun dépôt : paramidophénol ou paraphénylênediamine. On ajoute une solution d’acide a-naphtol-s-sul tonique rendue alcaline au moyen de soude caustique:

La solution devient rouge ponceau : paramidophénol.

La solution devient rouge violet : paraphénylènediamine.

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