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Je dirai aussi un mot sur l’acétone

«>CÔ)

En présence du sulfite de sodium et d’un révélateur de composition phénolique, l’acétone tend à donner une combinaison bisulfite, qui libérerait de l’alcali. En présence de l’hydroquinone, on aurait :

2(cH3>CO) + 2Na2S03 + C6H*<^ = 2NaHSO*

+ 5(cH» + c,h,Æ

Avec l’acétone, on n’arrive jamais à la coloration des couches et, quelle que soit la durée du temps de pose, on a peu de variations dans la couleur de l’argent réduit. Ajoutée graduellement au développateur, elle permet une très grande élasticité dans le développement. Les phototypes sont clairs, très brillants et propres à un excellent tirage, quoique extrêmement légers.

Malgré ces avantages, j’augure mal de ce succédané. L’odeur pénétrante qu’il dégage fatigue les muqueuses; joignez à cela que c’est un dissolvant du celluloïd et qu’on ne saurait employer avec lui des cuvettes formées de cette matière.

Accélérateurs auxiliaires.

157. — Il est des cas où l’on éprouve le besoin d’accélérer encore l’action du développateur. On peut faire appel pour cela aux agents aue je désigne sous le nom ^accélérateurs auxiliaires. Nous pouvons les grouper en deux classes :

l°Les accélérateurs devant être employés avant le développement ;

2° Les accélérateurs devant être employés pendant le développement.

A la première classe appartiennent l’hyposulfite de sodium, l’azotate d’argent et le phosphate de sodium. On fait une solution de ces sels et la plaque est immergée dans la solution pendant quelques secondes (10 à 60), puis ensuite plongée dans le développateur.

Avec l’hyposulfite de sodium, la solution doit être faite à

LES ACCÉLÉRATEURS.

Avec l’azotate d’argent à 1 p. 100;

Avec le phosphate de sodium à S p. 100.

A la seconde classe appartiennent : le borax, l’iode et les iodures, l’acide formique, l’acétate de plomb, l’acétate d’ammonium, et aussi le ferrocyanure de potassium (prussiate jaune), bien que son rôle soit assez mal défini et qu’il semble plutôt agir comme régularisateur que comme accélérateur.

On fait de ces différents produits des solutions à un titre quelconque, que l’on ajoute goutte par goutte au bain de développement.

Il ne faut pas perdre de vue que tous n’agissent pas de la même façon avec tous les révélateurs. On doit donc les essayer au préalable avant d’admettre leur emploi courant.

Pour ma part, je suis peu partisan de ces moyens généralement un peu trop in extremis , et qui demandent une très grande délicatesse de manipulation, sous peine de voir le phototype irrémédiablement perdu.

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