LES MÉTHODES
DEVELOPPATEUR A L’ACIDE PYROGALLIQUE.
19?.. Comparaison du pyrogallol et des autres révélateurs. — 193. Les il nx modes d’emploi de l’acide pyrogallique. — 194. Solution alcoolique. — 195. Solution aqueuse. — 196. Emploi de l’ammoniaque. — 197. Tableau des constituants d’un développateur à l’ammoniaque. — 198. Mode d’emploi du développateur avec ammoniaque. — 199. Défauts du développateur à l’ammoniaque. — 200. Substitution des carbonates alcalins à l’ammoniaque. — 201. Constitution des solutions de réserve du pyrosulfite carbonaté. — 202. Mode d’emploi du pyrosulfite carbonaté. — 203. Solutions fraîches et solutions conservées. — 204. Constitution des solutions de réserve pour le révélateur employé à l’état sec. — 205. Mode d'emploi du révélateur ajouté à l’état sec. — 206. Substitution du phosphate tribasiquede sodium au carbonate alcalin. — 207. Substitution de l’acétone au carbonate alcalin. — 208. Développateur en solution neutre. — 209. Phosphorescence du développateur au pyrogallol.
192. — J’ ai essayé tous les développateurs dont il va être ici question. Non pas au nasard du moment, sur une ou deux plaques, mais par un travail continu de plusieurs mois. Je déclare très nettement qu’il n’y en a pas un qui me semble atteindre à la souplesse du développateur à l’acide pyrogallique, ni qui donne une image aussi belle, aussi détaillée, aussi harmonieuse, aussi finie, aussi propre à un excellent tirage sur papier. Je pourrais presque dire sur n’importe quel papier, bien que le développement doive être toujours conduit un peu en vue du papier qui serv ira pour la photocopie positive. Quelques-uns paraissent, à première vue, le primer. A bien considérer, ils n’arrivent pas finalement à la même plénitude de rendement. Je ne sais
guère que le diamidophénol ou la diamidorésorcine e* le glycin qui puissent réellement lutter avec l’acide pyroeotlique. Encore sans parvenir à le détrôner. L’iconogène. le diogène, le métol et la pyrocatécliine viennent après. Après encore le paramidophénol, l’ortol, et J’oxalate ferreux. Quant à l’hydroquinone, c’est le moins bon de tous, du moment que je me place où je me suis et veux rester constamment placé pour l’étude du développement, c’est-à-dire à l’obtention d’une épreuve artistique.
193. — Dans le développement, l’acide pyrogallique s’emploie de deux manières différentes : soit à l’état de solution, soit à l’état sec. La première est, sans contredit, la plus en usage, surtout parmi les débutants, la seconde, à tort ou à raison, plutôt à tort, à mon avis, exigeant de la part de l’opérateur une certaine dextérité. C’est donc par la première manière que je vais commencer.
194. — Les solutions d’acide pyrogallique, quand elles sont faites dans certains liquides ou dans de l’eau additionnée de certains conservateurs, se conservent relativement bien, pendant des semaines, des mois même. Au demeurant, il n’importe guère. L’acide pyrogallique étant extrêmement soluble, la solution dont on a besoin peut n’être préparée qu’au moment de l’emploi, et en quantité à peu près nécessaire et suffisante. On n’aura à conserver que l’excédent, si excédent il y a ou si l’excédent en vaut la peine.
Le premier liquide employé, celui que l’on trouve encore très en usage dans les laboratoires des amateurs anglais, très grands amis, à juste titre, de l’acide pyrogallique, est l’alcool En général, la solution se fait à raison de iOgrammes d’acide pyrogallique pour 100 centimètres cubes d’alcool à 40 degrés.
195. — Quelques-uns cependant préfèrent une solution aqueusg et ajoutent, en guise de conservateur, soit de l’acide azotique, soit de l’acide citrique, soit du sulfite de sodium. D’aucuns même emploient deux de ces conservateurs à la fois, comme, par exemple, le sulfite de sodium et l’acide citrique. Je suis très partisan de cette dernière manière de procéder, attendu que la solution ainsi préparée possède une action très favorable sur la couleur définitive des phototypes négatifs. Ils prennent, en effet, la teinte de ceux que l’on
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obtenait jadis sur collodion humide. La solution, dans ce cas, peut être préparée de la façon suivante :
Eau 60 ctn3.
Sulfite de sodium cristallisé 25 gr.
Acide citrique 18*, 5
Après dissolution complète, vous ajoutez la quantité d’eau nécessaire pour parfaire le volume de 100 centimètres cubes. Vous faites ensuite fondre dans cette liqueur 10 grammes d’acide pyrogallique et vous filtrez. Au reste, ces solutions n’ont en réalité un grand intérêt qu’au point de vue de la conservation. Qu’elles soient effectuées d’une façon ou d’une autre, on les emploie toujours invariablement de la même façon. Ce qui demeure surtout intéressant, c’est le choix de l’alcali dont on doit faire usage.
196. — Le premier alcali employé, celui qu’on emploie encore le plus à l’étranger, est l’ammoniaque. Il n’est pas douteux que l’ammcuiaque produise des résultats excellents et quelques-uns même restent très difficiles à atteindre avec d’autres alcalis. Par malheur, l’ammoniaque du commerce présente des états de concentration très différents. Ils changent encore pendant la durée d’emploi d’un flacon, par le fait de l’extrême volatilité de cet alcali. Aussi vaut-il mieux, en principe, employer une ammoniaque d’une concentration moyenne (1) = 0,91), ce qui représente une solution d’alcali à 25 p. 100, ou de diluer avec de l’eau de l’ammoniaque plus concentrée. Il est même bon de diluer de quatre fois son volume d’eau celle de D = 0,91.
Nous allons donc examiner, tout d’abord, le développement à l’acide pyrogallique avec l’emploi de l’ammoniaque comme alcali.
On a donc, d’une part, une solution quelconque d’acide pyrogallique au dixième ; d’autre part de l’alcali. L’on complète ses éléments de travail avec une troisième fiole contenant une solution à 10 p. 100 de bromure de potassium ou d’ammonium, à la condition de tenir compte de leur différence d’action modératrice, comme je l’ai indiqué au chapitre des modérateurs.
Toutes les plaques ne se comportent pas de la même façon dans un même développateur. Pour arriver à de bons résul-
fats, il est généralement nécessaire de modifier le révélateur suivant les plaques employées.
197.— A ce sujet, le Dr Eder a constitué un tableau que je considère, par expérience, comme étant un guide très sûr. Aussi n’hésitè-je pas à vous le communiquer :
DÊVELOPPATEOR POUR