GÈNE
2° Le précipité se redissout. Le révélateur employé peut être le diamidooxydiphényl, le glycin ouïe paramidophénol.
On traite alors le précipité par l’acide acétique.
S’il est insoluble dans cet acide, nous nous trouvons en présence du glycin.
Si le précipité se redissout, le révélateur peut être le paramidophénol ou le diamidooxydiphényl.
On prend alors une petite quantité de la solution à examiner, on l’additionne d’acide sulfurique dilué, on fait bouillir pour chasser l’anhydride sulfureux, et, à la solution bouillante, on ajoute un peu de bichromate de potassium:
Perçoit-on l’odeur de la quinone : le révélateur employé
est le PARAMIDOPHÉNOL.
Ne perçoit-on pas l’odeur de la quinone : le révélateur
est le DIAMIDOOX1DIPHÉNYL
b. Sous t'addition d'acide chlorhydrique , il ne se forme pas de précipité.
Nous pouvons avoir affaire à la pyrocatéchine, à l’hydro-
quinone, au métol, à l’ortoi, ou paruphenyièue diaimne.
On acidulé alors, par l’acide chlorhydrique, une portion de la solution primitive, et l’on traite par l'éther.
1° Ap rès évaporation de l’éther, il reste un résidu. Nous ne sommes plus alors qu’en présence de la pyrocatéchine, de l’hydroquinone ou de l’ortol.
On oxyde par l’acide sulfurique et le bichromate de potassium, à chaud, comme il a été dit précédemment.
S’il se produit une coloration rouge vineux , le développateur est à I’ortol.
S’il ne se produit aucune coloration, mais qu’on perçoive l’odeur de la quinone, le développaleur est à l’hydroquinone.
S’il ne se produit aucune coloration et qu’on ne perçoive pas l'odeur de la quinone, le développaleur est à la pyroca-
TÉCHINE.
2° Après évaporation de l’éther, il ne reste aucun résidu.
On traite par l’acide sulfureux, comme il est dit précédemment, mais au lieu d’ajouter du bichromate de polassium, à chaud, on attend que le liquide soit refroidi et on ajoute un azotite jusqu’à perception netle de l’odeur de l’anhydride azoteux.
S’il se forme un dépôt cristallin, le développateur est au métol, si en faisant la contre-épreuve par la réaction à l’acide a-naphtol-e-disulfonique, en solution alcalinoeaustique, il ne se produit pas de coloration rouge. ,
Si le liquide additionné d’azotite et versé dans une solution alcalino- caustique d’acide a-naphtol-î-disulfonique produit une coloration rouge violet , le développaleur esl à la PARAPUÉNYLÈNE DIAMINE.
Tels sont les principaux développateurs simples et la façon d’établir leur état civil.
Nous allons maintenant étudier les développateurs combinés.
VT
DÉVELOPPATEURS A RÉVÉLATEURS COMBINÉS.
263. De la vanité des formules dites nouvelles. — 264. Qualités acquises par des révélateurs combinés. — 265. Méthode de détermination des proportions de révélateurs à employer. — 266. Règles de combinaison des révélateurs. — 267. Critique de la méthode de détermination des proportions. — 268. Constitution d’un développateur à révélateurs combinés. — 269. Les deux révélateurs doivent-ils agir simultanément par une action égale? — 270. Développateurs à révélateurs combinés et en solutions séparées. — 271. Le pyrogallo-iconogène.
263. — Quand un nouveau révélateur paraît, vous avez sans doute la candeur de croire qu’il ne donne naissance qu’à un seul développateur, présenté, il est vrai, sous un plus ou moins grand nombre de formules, différant très peu, au fond, les unes des autres. Détrompez-vous. Il donne, ou peut donner, naissance au moins à autant de développateurs qu’il y a de révélateurs connus plus un. On ne se contente pas, en effet, des développateurs qui existent, si nombreux soient-ils. C’est à qui cherchera à en augmenter le nombre. Le plus souvent dans l’unique but de se fournir les gants de la publication d’une formule nouvelle. L’amusant, dans l’espèce, est que la formule passe à l’étranger, et revient ensuite au pays d’origine comme étant encore une formule nouvelle. Rien n’est plus instructif, en ce sens, que la lecture des Bulletins photographiques ayant une rubrique : Revue des publications photographiques. On y rencontre une douzaine de fois la même formule, chaque fois à titre de nouveauté.
264. — Cependant, en dehors du vaniteux désir de se faire l’auteur d’une formule nouvelle quelconque, il est certain, théoriquement, et je dirai même aussi pratiquement, que beaucoup de révélateurs peuvent être combinés ensemble pour former un développateur présentant des qualités pius
complètes que celles fournies par un développateur constitué avec un seul révélateur.
Ainsi, par exemple, j’ai déclaré et je déclare, que le développateur à l’hydroquinone, très inférieur pour l’art en photographie, en tant que certitude et constance des résultats, lorsqu’il est mêlé soit à i’iconogène, soit au métol, permet de constituer un très bon développateur. Le malheur est qu’on fait le plus souvent ces combinaisons sans la moindre méthode. L’on n’a pas du tout ce que l’on désirait avoir, c’est-à-dire les deux qualités réunies des deux révélateurs choisis.
265. — M. Houdaille a cherché, par une méthode de laboratoire, à déterminer dans quelles proportions deux révélateurs devaient être combinés. J’admets cette méthode dans son principe. Je ne l’admets pas complètement dans son ensemble. Voyons-laen détail.
L’opérateur voulant reconnaître dans quelles proportions on devait allier l’hydroquinone et le métol, est parti de l’une des formules lancées à ce sujet. Elles sont légion. Mais combien les absurdes sont près aussi de la légion La formule choisie a été :
Eau 1000 cm3.
Sulfite de sodium anhydre 50 gr.
Carbonate de potassium 50 gr.
Bromure de potassium l«r,5
Hydroquiuone 5 gr.
Métol 5 gr.
Cette formule est, en somme, caractérisée par une quantité égale des deux révélateurs employés. En même temps, M. Houdaille préparait deux autres solutions ayant les mêmes constituants que ci-dessus. Avec cette différence cependant que dans chacune ii n’y avait qu’un seul et même révélateur, à la dose de 5 grammes.
Trois plaques ont été exposées le même temps, à une même source de lumière, et développées chacune dans l’un des trois développateurs ci-dessus tenus rigoureusement à la température de 15° C.
La plaque, dans le bain combiné, a été développée en 20 secondes.
— — au métol, — 20 —
— — à l’kydroquinone. — HH» —
DÉVEL OPPATEURS A REVELATEURS COMBINÉS. 251
En mesurant l’opacité des phototypes, l’opérateur a constaté que :
Dans le bain combiné, elle atteignait le chiffre 13.
— au métol, — — 13.
— à l’hydroquinone, — — 46.
De cette expérience, une première conclusion ressort: l’addition de l’hydroquinone et du métol, en poids égaux, ne produit aucun résultat, puisque les valeurs de rapidité d’action et d’opacité sont identiques avec le bain combiné ou avec le bain au métol.
D’autre part, il est certain, par de nombreuses expériences faites jusqua ce jour, que la rapidité d’action d’un développateur demeure sensiblement proportionnelle au poids du révélateur exprimé en grammes par 100 centimètres cubes de solution. J’ajouterai jusqu’à certaines limites cependant. Ainsi, avec l’hydroquinone, pour ne parler que de celui-là, la courbe de rapidité d’action croît jusqu’à 6 grammes, semble à peu près stationnaire de 6 à 8 grammes, et après 8 grammes décroît assez rapidement (1).
Donc, dans le cas qui nous occupe, pour que l’hydroquinone et le métol agissent simultanément, il faut chercher à ramener leur énergie à la même valeur. Or, en considérant les résultats ci-dessus relatés, on est conduit à doser l’hydro-
quinone et le métol dans le rapport de
c’est-à-dire
dans le rapport de 8 à î . D/e là cette formule rationnelle, mais dans laquelle l’alcali a été changé (2) :
Eau 1000 cm1 2 3.
Sulfite de sodium anhydre 50 gr.
Carbonate de sodium cristallisé 100 gr.
Bromure de potassium lsr,5
Hydroquinone 12 gr.
Métol ier,5
Une plaque exposée exactement dans les mêmes conditions que les trois précédentes et développée dans ce bain a œon-
(1) Voir la Pratique en Photographie.
(2) M. Houdaille estime que le carbonate de sodium, ralentissant le dépôt
d’argent, donne plus d’opacité que le carbonate de potassium. Je lais personnellement des réserves à ce sujet. En principe, je crois, an contraire, que te carbonate de potassium donne plus d’opacité. Si dans le cas présent il y a opacité par ralentissement, ce pourrait bien être parce que l’on emploie un bromure d’une autre base que celle du carbonate.
tré que la rapidité d’action était mesurée par 40* et que 1 opacité atteignait la valeur 120. Chiffre qui ne peut pas être obtenu avec l’un ou l’autre des deux révélateurs employés isolément. D’où celte autre conclusion : le développateur combiné offre, sur les développateurs à un seul révélateur, l’avantage de donner des noirs absolument opaques. Ce qui est intéressant dans certains cas.
Généralement cette opacité est plutôt gênante. Peut-on la modilier en diluant le bain? En lui ajoutant un égal volume d’eau, l’opacité du phototype baisse de 120 à 50. En ajoutant deux fois son volume d’eau au développateur primitif, l’opacité tombe à 28.
Ces divers essais ont été effectués au moyen d’impressions correspondant à une instantanée obten ueau 1/100° de seconde en plein soleil et en avril avec un objectif ouvert à F/10. Surexpose-t-on? La valeur de l’opacité maximum relative baisse rapidement, et le phototype même tend à se griser sous un voile général.
M. ftoudaille semble en conclure que c’est là le revers de la médaille des bains combinés, et qu’ils nécessitent une plus grande précision dans l’évaluation du temps de pose. J’avoue ne pas m’être aperçu bien nettement de ce fait dans la pratique, alors que je suis et demeure cependant un très grand partisan de la surexposition.
266. — En admettant l’existence de cet inconvénient, il n’en reste pas moins incontestable que l’accouplement de deux révélateurs présente certains avantages. L’on peut donc retenir les deux règles qui découlent des expériences de M. Houdaille et qui sont :
Première règle. — Le poids en grammes , par litre , des deux réducteurs , doit être proportionnel à leur énergie.
Seconde règle. — Le poids total en grammes , par litre , des deux révélateurs, doit être d'autant plus faihle que la pose a été plus longue.
llsembleraitbonde ne pas s’écarter des chiffres ci-dessous:
Poids total par litre
' des deux révélateurs.
Plaque sous-exposée 12 à 16 gr.
— normalement exposée 6 à 8 gr.
— surexposée 3 à 4 gr.
DÉVELOPPATEURS A REVELATEURS COMBINES. 253
267. — J’ai dit, en commençant ce chapitre, que si j’admettais la méthode de M. Houdaille dans son principe, je ne l’admettais pas dans tout son ensemble. Je vais m’expliquer.
En énonçant la première règle ci-dessus, M. Houdaille ajoute : « Pour mesurer cette énergie, on fera dissoudre 1 gramme du révélateur dans un bain ainsi constitué : eau, 100 centimètres cubes; sulfite de sodium anhydre, 5 grammes; carbonate de sodium cristallisé, 10 grammes; bromure de potassium, 0Br,l, et l’on notera le temps nécessaire pour faire apparaître la môme' impression. — Il suffit d’exposer une plaque à la lumière d’une bougie pendant une seconde. »
Cette manière de procéder ne me paraît pas du tout exacte. Eh quoi ! vous voulez mesurer l’énergie de différents révélateurs en mettant une égale quantité de ceux-ci, en poids, dans une solution alcaline de composition invariable? Mais pour mesurer cette énergie il faudrait, me semble-t-il, que les dével oppateurs ainsi formés présentassent chacun séparément leur maximum d’énergie. Or ils ne sauraient vraiment présenter ce maximum en les constituant comme il est dit.
1° Est-il vrai qu’un gramme d’un révélateur A possède une fonction révélatrice de même vaLeur qu’un gramme d’un révélateur B? Je ne le crois pas. Il doit y avoir lieu, soit de tenir compte de la valeur des poids moléculaires de chacun d’eux, soit de la quantité nécessaire et suffisante de chaque révélateur pour réduire, par exemple, un gramme de bromure d'argent. Ainsi, nous avons vu, d’après les expériences de MM. H. Reeb, Auguste et Louis Lumière, qu’un gramme d’azotate d’argent était réduit par :
Hydroquinone 0",08
Paraoiidophénol 0fr,14
Iconogène 0",33
Je pourrais augmenter la liste en prenant les résultats de travaux exécutés sur d’autres révélateurs ou en répétant simplement celle donnée au chapitre les Solutions. Il n’est besoin. Les exemples cités suffisent éprouver que 1 gramme d’hydroquinone ne correspond pas du tout comme fonction révélatrice à 1 gramme d’iconogène ou à 1 gramme de para-
midophénol. On commettra donc forcément une erreur en opérant avec une quantité égale en poids.
2° Même en prenant le même alcalin pour chaque révélateur, il est aujourd’hui parfaitement connu et même démontré qu’un révélateur demande telle ou telle quantité de cet alcalin pour présenter son maximum d’énergie. Si par exemple le révélateur A a besoin de trois fois son poids en carbonate, de sodium, le révélateur B peut avoir besoin de deux fois ou de cinq fois son poids en carbonate de sodium.
On ne saurait donc efficacement donner à 1 gramme de chacun d’eux le poids immuable de 10 grammes de carbonate de sodium cristallisé. Je dirai plus, on saurait d’autant moins le faire que l’énergie d’un développateur n’est nullement proportionnelle, d’une façon générale, au poids d’alcalin employé. Qu’on se rapporte, par exemple, à ce que j’ai dit, à ce sujet, pour le glycin. Il arrive même le plus souvent que si l’énergie croît par l’augmentation graduelle de l’alcalin, jusqu’à un certain degré, elle décroît, généralement même assez vite lorsque, ce degré une fois atteint, on continue à augmenter l’alcalin.
11 se peut donc fort bien qu’avec la dose immuable de
10 grammes de carbonate de sodium, on n’ait pas atteint le maximum d’énergie pour A ou pour B, ou que si on l’a atteint pour l’un, on ne l’ait pas atteint ou on l’ait dépassé pour l’autre.
3° La dose immuable de sulfite de sodium reste également matière à controverse. Car pour tel ou tel révélateur, passé un certain degré, cet agent joue d’une façon plus ou moins accentuée (très accentuée dans certains casj le rôle de modérateur.
J’en arrive donc à cette conclusion : en admettant les règles énoncées par M. Houdailie, en admettant même à la très grande rigueur la quantité égale en poids des révélateurs,
11 faudrait absolument former chaque développateur d’essai en mettant en présence de ce poids la quantité de carbonate de sodium nécessaire pour que les développateurs ainsi formés soient chacun à leur maximum d’énergie.
On peut d’ailleurs se livrer à cette étude préalable en développant des plaques exposées dans des conditions identiques en augmentant, pour chaque plaque, la dose d’alcali d’une
DÉVELOPPATEURS A RÉVÉLATEURS COMBINÉS. 255
quantité déterminée. Si donc 1 gramme de A a besoin de 3 grammes d’alcali, et 1 gramme de B a besoin de 5 grammes, et que l’on reconnaisse qu’il faille ailier les deux révé-
développateur combiné devra être æC -j- yZ.
Mais, je le répète, pour que la méthode soit vraiment sure, il faudrait tenir compte des poids moléculaires des révélateurs.
268. — D’ autre part, si nous nous en rapportons à l’expérience, la méthode des quantités de révélateur nécessaires et suffisantes pour réduire 4 gramme d’azotate d’argent nous présente de bons résultats. Ainsi, en partant de ce que cette quantité est réduite par 0er,08 d’hydroquinone ou 08r,33 d’iconogène, on formera un très bon développateur combiné, à i’hydroquinone et à l’iconogène, en employant approximativement quatre fois plus d iconogène que d’hydroquinone, et en tenant compte des quantités de sulfite et d’alcali exigées par chacun d’eux.
Ainsi : 0gr,33 d’iconogène demandent 0sr,40 de carbonate de potassium et 3er,30 de sulfite de sodium cristallisé ;
0gr,08 d’hydroquinone demandent 0sr,40 de carbonate ne sodium et 0sr,40 de sulfite de sodium.
Ce qui peut nous donner par exemple :
Eau 1 .000 cm»
Sulfite de sodium cristallisé 185 gr.
Carbonate de potassium 40 gr.
Hydroquinone 4 gr.
Iconogène 16 gr.
Développateur combiné qui fournit d’excellents résultats, mais dans lequel cependant je préférerais porter, la dose de carbonate de potassium à 83 grammes, suivant les indications du n° 189.
269. — Il est encore un autre point de la question des développa teurs combines, sur lequel je désire attirer l’attention. Il a trait principalement à l’Art en photographie, qui reste toujours ma constante préoccupation.
Est-il bon, en admettant si besoin les règles et la méthode deM. floudaille, que nous arrivions à constituer un développateurà révélateurs combinés de façon que les deux révélateurs employés agissent simuiianemem par une action egaie ?
Nous avons vu que nous obtenions ainsi un maximum d’opacité du phototype négatif. Ce n’est vraiment pas le but ()ue nous nous proposons d’atteindre en matière d’Art photographique. Le but visé consiste, en faisant appel aux qualités maîtresses des deux révélateurs choisis, à atténuer simultanément et autant que possible leurs défauts. En générai, on cherche à augmenter l’opacité des grands noirs fournie par l’un, et à diminuer celle fournie par l'autre, mais nullement à obtenir un maximun d’opacité.
En raisonnant sur l’exemple qui a été choisi pour établir la règle des combinaisons, mieux vaudrait donc, au point de vue de l’Art, faire agir complètement le métol avant que l’action de l’hydroquinone soit entièrement terminée. Toujours est-il que la règle établie; et telle qu’elle est établie, peut permettre, d’une façon approximative, de ne pas combiner les révélateurs en proportion telle que l’un agisse complètement avant même que l’action de l’autre soit commencée. On saura donc, pour te moins , dans quelles quantités limites on peut prendre un des développateurs pour que l’autre puisse apporter peu ou prou la coopération de son action.
270. — Dans ces conditions, il est loisible même, en effectuant des solutions séparées, de faire du développement rationnel avec des développateurs combinés. Certainement la pratique, dans ce cas, guidera beaucoup mieux l’opérateur que latbéorie. D’ailleurs, reconnaissons-le branchement, la pratique, dans l’espèce, vaut souvent beaucoup mieux que la théorie. Celle-ci, en photographie, étant toujours assez hypothétique, nous sert bien à éviter des tâtonnements, mais demeure incapable encore de se substituer à une bonne pratique.
271. — Dans le cas que j’indique des développateurs combinés, le pyrogallol et l’iconogène sont certainement ceux qui se prêtent le mieux à ce genre de travail. L’acide pyrogallique, quoiqu’il soit serré de très près par le diamidophénol et le glycin, reste encore le roi indétrôné des révélateurs. Toutefois, si l’on n’a pas soin de très bien le doser en sulfite, il peut fournir des noirs ne donnant pas pleine satisfaction au tirage. L’iconogène s’offre pour remédier à cet inconvénient. Sa plus grande caractéristique est,
DÉVELOPPATEURS A RÉVÉLATEURS COMBINÉS. 257
en effet, de présenter des noirs très clairs. De plus, il fouille presque aussi bien que l’acide pyrogallique, et, comme lui, laisse à l’argent déposé un grain extrêmement fin. J’ajouterai encore que l’iconogène semble de plus mieux fouiller les ombres sous-exposées que ne le fait le pyrogallol.
Pour opérer en développement rationnel avec ces deux lèvélateurs combinés, on peut donc faire les solutions suivantes :
' Eau chaude ayant bouilli
À J Sulûte de sodium anhydre
V lconogène
( Eau distillée
B < Sulfite de sodium anhydre
( Acide pyrogallique
i Eau distillée
u ( Bromure de potassium
. t Eau chaude ayant bouilli
D < Carbonate de potassium
( — de sodium cristallisé
Pour les débutants, j’ai donné d’autre part (1) différentes combinaisons pour employer ces solutions. Je les répéterai sommairement ici.
Pour la composition d’un bain normal destiné à développer une plaque 13x18, on prend, en suivant l’ordre indi-
qué :
Eau „
Solution À
On peut modifier les effets en faisant varier ies constituants suivant le but à atteindre. Mais si faire varier les constituants est chose facile pour un praticien déjà expérimenté et qui raisonne ce qu’il fait, cela présente une très grande dnliculté pour le débutant.
Comme je tiens le pyrogai lo-iconogène pour le meilleur révélateur qui soit, en toutes circonstances en général et pour l’Art en photographie en particulier, et comme aussi j’en fais une pratique continue et courante, je vais indiquer, an débutant, des dosages spéciaux.
*' Voir L'Art en photographie, p. 287, et /es Nouveautés photographiques , année 1897, p. 86.
l°Pour le portrait, vous prendrez :
F.au
Solution A
70 cm3
2° Pour le paysage ordinaire et normalement en valeurs, vous prendrez :
Eau
Solution A.
75 cm3 IG —
3° Pour les instantanées développées rapidement, la formule normale indiquée ci-dessus, immédiatement après les solutions de réserve, peut être employée en conservant la quantité d’eau indiquée, ou bien, si l’on veut plus de rapidité, en diminuant cette quantité d’eau et en augmentant les constituants dans le rapport indiqué. On aurait, par exemple, un maximum de rapidité en négligeant l’eau et en employant :
Solution A 80 cm*.
4° Pour le développement lent en cuvette verticale, voici la proportion à prendre :
Eau
Solution A.
3000 en.3
Iles instantanées en belle lumière ne demandent guère plus d’une heure à être développées dans un te) bain, dont la quantité correspond à une cuve contenant 18 plaques 6,5 X 9. Les phototypes obtenus par le pyrogallo-iconogène sont légers, extrêmement brillants, très transparents dans les noirs, étonnamment fouillés, et rappellent de très près ceux qu'on avait jadis avec le collodion humide. Ce serait une erreur de vouloir ies pousser aux intensités qui sont