LES OPÉRATIONS AUXILIAIRES
COMMENT ON FIXE
297. Nécessité de fixer l’image développée. — 298. L’hyposulfite de sodium. — 299. L’opération du débromuraç/e. — 300. Concentration du bain d’hyposullite. — 301. Les deux hyposulfites doubles d’argent et de sodium formés dans la réaction du fixage. — 302. Formation de l’hyposulfite simple d’argent. — 303. Réaction utilisable. — 304 Altération des solutions d’hyposulfite non saturées. — 305. Mode opératoire- — 306. De l’agitation du bain de fixage. — 307. Nécessité de fixer a la lumière inactinique. — 308. Nombre des plaques pouvant être fixées dans un bain ordinaire. — 309. Quand faut-il arrêter le fixage ? — - 310. Décomposition du bain d’hyposulfite de sodium. — 311. Le bain Je fixage acide. — 312. Nécessité de suivre l'ordre de la formule. — 313. Constitution d’un bain de fixage acide. — 314. Excellence de l’emploi du bain de fixage acide. — 315. Lavage à l'eau acidulée avant le fixage. —316. La solution d’alun employée avant le fixage. — 317. Addition de l’alun au bain de fixage. — 318. Alunage après fixage. — 319. Substitution du formol à l’alun. — 320. L’hyposulfite de sodium anhydre. — 321. L’hyposulfite d'ammonium. — 322. La thiosinnamine. — 323. Durée du séjour d’une plaque dans un bain de fixage. — 324. Élimination de l’hyposulfite de sodium après fixage. — 325. Contrôle de l’élimination de l’hyposulfite. — 326. Le lavage final, ses conditions et sadurée. — 327. Le microbe destructeur de la gélatine.
297. — De par le fait du développement, l’image latente est devenue visible, formée, tout au moins, par de l’argent métallique. La couche de gélatine contient donc de l’argent métallique et du bromure d’argent non altéré. Ce dernier laisse à la plaque toute son opacité primitive. D’une part, cette opacité empêcherait le tirage des épreuves positives; d’autre part, le bromure d’argent inaltéré se modifierait à la lumière et compromettrait la stabilité du phototype. L’éli-
mination du bromure d’argent non altéré s’impose donc pour ces deux raisons.
298. — On a l’ecours pour celte élimination à un dissolvant chimique. Il en existe plusieurs. En réalité, un seul reste dans la pratique courante. J’ai nommé l’hyposullite de sodium ou, plus correctement, le thiosulfate de sodium. Les autres dissolvants, dont je parlerai sommairement, n’ont qu’un intérêt purement théorique et ne valent pas, en somme, ni par leur prix, ni par leur efficacité, l’hyposulfite de sodium cristallisé.
Ce corps se présente couramment dans le commerce, en gros cristaux transparents inaltérables à l’air, et répond à la formule Na2S2035II20. Il contient donc une forte proportion d’eau de cristallisation. En se dissolvant dans l’eau, il produit un violent abaissement de température, et les parois du vase, dans lequel s’effectue la dissolution, se recouvrent de buée.
299. — L’opération du débromurage, c’est-à-dire celle qui consiste à enlever au phototype négatif ce qui lui reste de bromure d’argent non modifié par l’action de la lumière, prend le nom de fixage. On ne l’effectue qu’après que le phototype a été débarrassé de tout le développateur contenu dans la gélatine, par un lavage abondant et rapide sous un robinet à pomme d’arrosoir.
Dans les grandes chaleurs, et si la pression de l’eau est trop énergique, on fera bien de recouvrir la pomme d’arrosoir d’un nouet de fine toile ou de mousseline doublée, car chaque jet, sortant avec force de la pomme d’arrosoir, pourrait percer la couche de gélatine rendue trop molle par la température élevée.
La plaque, ainsi bien lavée, est alors plongée dans une solution d’hyposulfite de sodium cristallisé. Il ne faut pas qu’elle soit trop faible ; il ne faut pas non plus qu’elle soit trop concentrée. Les solutions trop concentrées attaquent la couche ex peuvent y déterminer des ampoules qui compromettent irrémédiablement le phototype. Les solutions trop faibles, comme nous le verrons ultérieurement, peuvent rendre très problématique la stabilité de l’image.
300. — Une solution à 20 p. 1 00 constitue un bain de bonne valeur moyenne. Pour ma part, je trouve beaucoup
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plus pratique d’avoir toujours, dans un bocal, une solution à saturation d’hyposulfite de sodium cristallisé. Au moment de l’emploi, on en prend une quantité quelconque que l’on étend de 2 à 3 fois son volume d’eau fraîche. Du reste, M. Valenta a établi, comme suit, le degré d’action des solutions plus ou moins concentrées d’hyposulfîte de sodium cristallisé sur les différents halogènes de l’argent :
SOLUTION D’HYPOSULFITE aux
concentrations suivantes.