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réveuïi liais oe < çje:/no8^eap«il3; aTeugMSv refusent de voirai» fiwse ée la Ytfrtté non» èe^ fait sem tin j^us^à^ révideoc*. Le* jour *u* comme iit arrive pour le régime pénitentiaire d'ua pays tel que, la France, le ! chef <te la >usâica répressive est amené à déclarer que j cl&q mcompte pendu de r administration de la justice crimùieUa déHKMatre-de plus en plus l'impuissance et reÊfet owrnip te un de la répression, il faut qu'enfin pn se d&id* à >&e/ demander si cela tient i>u<non à.larnature des châftin)qDrts« * > ,
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Bien que 1» déportalion«ne yaillo pas mteux que remprisoiinement, les loi» récente» çui Tout établie et développée ont été inspirées par le- sentiment de l'inefficacité du régime pénitentiaire. D'ailleurs l'idée de la* déportation* idée essentiellement démocratique, est faite pour séduire le& hommes composant en ce moment la majorité de nos assemblées législatives. Avec l'instruction classique et l'ignorance profonde de choses présentes, qui forme le caractère du jacobin et de tous les écoliers du xviii 6 siècle, le législateur républicain de nos jours voit dans la déportation de l'homme un moyen sans réplique d'écarter les idées qui déplaisent, et croit que le même
moyen- est bo»' pour supprimer toute difficulté politique ou sociale.
C'est ainsi que, malgré- près d'un siècle d'expériences tentées par tous les peuples et abandonnées par tous, le gouvernement français recommence cette entreprise insensée, impraticable, de former à douze ou quinze petits lieues de la métropole des établissements pénitentiaires qui, s'ils remplissent leur destination, auraient un jour à contenir quarante mille détenosi Entreprise folle de tous points, puisque, sans, eatrec dans les détails d'installation de ce peuple de détenus et de l'armée de soldats et de fonctionnaires qu'il faudrait pour les garder et les entretenir, rien que les frais de transport d'un seul détenu dépassent 1,500 francs. Mais nulle raison n'a pu prévaloir contre le parti-pris de la . majorité des deux chambres.
Nous ne saurions mieux faire que de renvoyer le lecteur au discours que M. Bérenger a prononcé sur ce sujet au sénat, lors de la discussion à la séance du 5 février 1885.
D'ailleurs quand elle ne serait pas impraticable de sa nature, la déportation est désormais intolérable pour les peuples auxquels on voudrait imposer le voisinage des colonies pénitentiaires. Aujourd'hui que les diverses nations de l'Europe prennent position à peu près sur tous les points du globe, les dé-
portés deviennent un danger international. L'Australie, peuplée originairement par les convicts, est une des plus ardentes à réclamer, et on a pu voir quelle agitation y a excitée la seule crainte de l'annexion des Nouvelles-Hébrides par la France en vue d'y établir un pénitencier.
En dehors de ces impossibilités de pratique, qui sont déjà péremptoires, il y a dans le principe môme de la déportation un vice d'inhumanité : nous croyons qu'elle excède le droit du législateur. On trouvera exposées dans le corps de ce livre les raisons sur lesquelles nous avons cru pouvoir établir cette opinion : nous nous bornerons quant à présent à soutenir que non seulement la déportation est inexécutable en pratique, mais qu'elle est aussi contraire au droit naturel qu'incompatible avec le droit des gens.