‹ Le Diabète dans le Syndrome de BasedowChapitre 6 sur 20 · V. Noorden arrive aux mêmes résultats · texte numérisé non relu

V. Noorden arrive aux mêmes résultats

Au contraire Goldschmidt, Strauss, Naunyn, Dienot, Hirsch, tirent de leurs expériences la conclusion que la glycosurie alimentaire est très rare dans la maladie de Basedow et donnent comme moyenne 15 à 16 °/..

Mais voici qu’à côté de ces travaux apparaissent les recherches sur les sécrétions des glandes telles que la thyroïde, les surrénales, l’hypophyse, le thymus.

La théorie glandulaire du goitre exophtalmique gagne du terrain et on commence même à entrevoir le lien qui parait unir entre elles les différentes glandes vasculaires sanguines.

La question de l'association de goitre exophtalmique et du diabète entre alors dans la troisième phase où l'on recherche quelle est la glande ou les glandes en

cause dans la produetion de ces deux syndromes,

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G.R.Murray, dans son rapport sur la maladie de Graves associée au diabète, publié dans le Clinical Journal de 1909, après avoir exposé quatre cas fort intéressants, essaye d'expliquer cette association.

D’après lui le corps thyroïde agirait sur le pancréas car, dit-il, il existe une relation étroite entre ces deux glandes. Elles tendent à réagir l’une sur l’autre. L’'hyperthyroïdie qui survient, ajoute-t-il, dans le cours de la maladie de Basedow produit une inhibition du pancréas, La sécrétion interne de cette glande devient insuffisante et le diabète apparaît.

Bircher, envisageant aussi la fréquence du diabète au cours de la maladie de Basedow, fait également intervenir le pancréas. Il cite la théorie thyroïdo-surrénale de Falta, Éppinger et Rudinger et il conclut prudemment : « Mais actuellement étant donné nos connaissan- « ces et de la maladie de Basedow et des maladies du « pancréas on ne peut déterminer l’exactitude de cette « théorie. »

Drury signale un des premiers les rapports qui existent entre le foie, glande à sécrétion interne et les autres glandes vasculaires sanguines.

Cammidge se contente de citer les théories de l’école de Vienne, et les articles de Murray et de Drury.

En France Parisot dans le Progrès Médical (d'avril 1910) signale les derniers travaux sur l'association du diabète et de la maladie de Basedow, mais n’en tire aucune conclusion pathogénique.

Le professeur Lépine reconnaît qu’il existe une rela-

tiou entre le diabète et la maladie de Basedow. Il écrit :

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« Dans l’état actuel de la science on pourrait supposer « qu'une sécrétion thyroïdienne altérée est la cause di- « recte de la production du diabète. Mais cette hypo- « thèse ne nous paraît pas suffisante : elle n’explique « ni la coïncidence de la maladie de Basedow et du « diabète chez les différents membres d’une même fa- « mille, ni l’apparition du diabète chez des malades « ayant eu antérieurement du basedowisme mais gué- « ris. »

Leclerq enfin considère le diabète et le syndrome de Basidow comme deux affections résultant d’une pertubation primitive survenue dans le système cérébro-bulbaire empruntant pour se produire la canalisation paeumo-sympathique.

Nous verrons plus tard quel crédit il faut attribuer à ces différentes hypothèses mais il était intéressant de les signaler car elles éclairent les étapes successives suivies par les auteurs qui ont essayé d’expliquer l’as-

sociation du diabète et du syndrome de Basedow.

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