‹ Le Diabète dans le Syndrome de BasedowChapitre 8 sur 20 · SAT · texte numérisé non relu

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Pas de signes de Stellwag, de Græfe, ni de Mœbius.

Corps thyroïde. — Goître-kystique à prédominanse au niveau du lobe gauche qui déborde sur la ligne médiane. L'isthme est

également augmenté de volune et paraît fusionné avec le lobe

gauche.

Appareil cardio-vasculaire. — La malade a de la tachycardie très marquée. Le cœur bat à 124 à la minute. On note de l'éréthisme cardiaque, les bruits du cœur sont éloignés. Pas de souffle ni de bruits anormaux.

La pression artérielle est de 19 au sphygmomanomètre de Potain.

Syslème nerveux. — Les réflexes sont normaux. La malade présente un tremblement très manifeste généralisé. Eile est très émotive et pleure plusieurs fois pendant l’interrogatoire,

Appareil respiraloire. — Normal.

Appareil digestif. — Nœvi multiples sur le corps, foie normal.

Urines. — Normales.

Etal général. — Assez bon. La malade cependant a maigri. Élle s’alimente mal. Elle dit être très gênée par son état nerveux,

par des bouffées de chaleurs.

On la met au salicylate de soude.

Elle revient le 4 octobre, légèrement améliorée, le pouls est à 100 et le tremblement paraît moins intense.

Le 16 décembre la malade vient à la consultation et nous raconte qu’elle sort du service du D' Sebilleau à Lariboisière où elle était entrée quelques jours auparavant pour faire opérer son goitre. 4

La veille du jour fixé pour l'opération on fait l’analyse de ses urines et l’on trouve du sucre. Le Dr Sebilleau refuse alors

Gastaud 2

—148— “ de l’opérer et lui conseille de suivre encore un traitement mé-

dical.

L'état général à ce moment paraît plus mauvais que le mois précédent.

La malade de plus en plus nerveuse veut quitter Paris etre-

tourner dans son pays natal à Fourchambault.

Nous lui demandons avant de partir de nous laisser faire une analyse de ses urines qui décèle la présence de 22 gr. 50 de sucre par litre. N

On conseille alors un traitement à l’hémato-éthyroïdine et comme la malade veut partir de suite pour Fourchambauit, nous écrivons au médecin de son pays pour le mettre au courant ei pour lui demander de vouloir bien suivre la malade, nous tenir au courant de la marche de son affection et nous envoyer des urines.

La malade rentre donc dans son pays, va habiter auprès de sa fille, se repose complètement et prend tous les matins pendant quinze jours, une cuillerée à café d’hémato-éthyroïdine. Le 23 décembre 1912 l’analyse des urines décèle seulement 2 gr. 44 de sucre par litre. La quantité émise dans les vingt-quatre heures est environ 1 lit. 500. Le 13 février 1913 le Dr Lannelongue nous écrit: « Votre traitement a parfaitement réussi au point de vue de l’état général. La malade se repose mieux. Les battements de cœur sont moins forts. Localement le goitre est sensiblement dans le même état. »

Urines, 1 lit. 500 par vingt-quatre heures.

Traces de sucre indosables.

On supprime l’hémato-éthyroïdine et l’on donne du salicylate

de soude.

Le 13 avril 1913, — On à supprimé l’hémato-éthyroïdine et donné du salicylate à faible dose.

L'amélioration ‘continue, toutefois les progrès ont été moins accentués. !

Nouvelle analyse d’urine : pas de sucre, on reprend le traitement à l'hémato-éthyroïdine. :

Le 12 mai. —Le Dr Lannelongue nous confirme l’amélioration. Son état psychique est bon. Elle est beaucoup moins nerveuse. Elle a surtout des sensations de chaleur après ses repas. Elle doit alors dégralfer le col de sa chemise.

Les mains ne tremblent plus que lorsque la malade se fatigue. Au début par exemple élle peut coudre facilement, mais, quelques heures plus tard, ce tremblement apparaît, la malade alors s’énervé et doit cesser son travail. |

L'exophtalmie est peu accentuée.

Elle est innappréciable pour une personne non prévenue.

La tachycardie est sensiblement diminuée, le cœur bat à 100 à la minute. Les urines ne présentent plus aucune trace de sucre. La quantité émise en vingt-quatre heures oscille entre

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