LAIT ARTIFICIEL
il en excrétait, paraît-il, plus de 60. Chez une femme diabé tique soumise, à l'absorption de m l à 3 litres de lait environ 120 grammes de lactose) par vingt- quatre heures, le sucre urinaire a diminué et il y a eu augmentation du poids corporel. Le luit serait doue indiqué, au moins chez certains diabétiques.
Œllinger (t) arrive à la même conclusion et rappelle fort à propos la proposition de Bonchardat, '/un chaque t/i«b<'fique n son rquation idiosyncmsiqxe.
Pourles malades qui n'assimilent pas le sucre de lait et chez lesquels le lait est d'ailleurs indiqué, notamment chez les diabétiques alhumimirique?, on pourrait peut -Cire recourir aux laits privés artificiellement de sucre.
A cet effet, Wright a proposé le mode de préparation suivant: on ajoute au lait trois ou quatre parties d'eau acidulée avec de l'acide acétique ; on précipite ainsi la caséine et la graisse. On filtre sur du calicot; on lave le précipité et on le redissoul dans une solution salée renfermant en
{iroportion convenable les sels du sérum du ait (2).
Ringer (3) emploie une méthode un peu plus compliquée. Willîamson (4), à qui j'ai emprunté les citations précédentes, se eontenle de diluer de la crème dans de l'eau. La crème, à la vérité,
(M (Ktiiniîeh, Le 'rOirinie lac ta et les diabétiques. {Semaine midieaie. IS',17, p. SI.) "
(21 Whimit, Sihiu' îminl- riiiinci'ii'i! willi t lie pllinlfiiîy ;in<1 Irealmciil ,,t .I...I.. (.-. Uni. M,;i .1 „ . : 11 avril 1891.)'
':('■■ iilMil.K. On ,1 (iri'|..-i[-.il uiil nf iulll, fur iliiilirlir: rintientf.
[Brit. Med. Journ.,1 et Udec, 1805.)
(1) WiLLiAiisris, 1 > i -u I . . ■ i ,.- i niclliiufi aut 1 '' 1898, p. ■■■/Si et 33().
renferme au moins 3,5 % de sucre de lait, sinon davantage ; mais comme on ajoute beaucoup d'eau, le lait artificiel ainsi fabriqué est bien moins sucré que le lait normal.
Le lait privé de sucre par la fermentation, le koumyss, ou plutôt le képhir peuvent, dans certains cas, être utilisés par les diabétiques, D'ailleurs, toute boisson non sucrée et diurétique — je réserve les boissons alcooliques dont il va être question dans le paragraphe suivant — leur est utile. J'ai insisté à diverses re-
{>rises sur le fait qu'il y a un élément rénal de a glycosurie (1) ; en d'autres termes, que celle-ci ne dépend pas exclusivement deThyperglycémie, mais, pour une part, de la perméabilité spéciale du rein. Toutes choses égales, plus le rein éliminera de sucre, moins il y aura d'hyperglycémie. La diurèse est un moyen de défense du diabétique.
6° Boissons alcooliques. — Parmi les boissons alcooliques, il en est que tout le monde s'accorde à interdire aux diabétiques. Telles sont les liqueurs sucrées, le Champagne qui peut renfermer plus de 12 % de sucre, le vermouth qui peut en contenir 11 %, etc. La bière doit aussi être rangée dans la catégorie des boissons défendues, certaines bières surtout qui renferment 5 % environ d'hydrates de carbone (2). Le cidre est encore plus pernicieux. Après le cidre je rangerai certains vins blancs qui renferment,
(1) Liîpine, Genèse des différentes formes de diabète sucré. (Semaine médicale, 1897, p. 277-279.)
(2) Et, peut-être, quelque autre substance, non isolée encore, favorisant la glycosurie. Voir à ce sujet la communication de Léo au dernier Congrès allemand de médecine interne. (Semaine médicale, 1898, p. 178.)