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hépatique elle-même, mais a besoin de L'intervention du système nerveux (1).
Quoi qu'il en soit, chez l'anima] vivant l'opium et la morphine mettent obstacle a. la production du sucre. Tout récemment Hichtcr (2) l'a démontré expérimentalement, en se servant, en partie, de la méthode que j'avais employée pour étudier l'action de l'antipyrine. 11 a expérimenté sur des lupins et a pu prouver que le foie des animaux soumis à l'action de l'opium renfermait plus de glycogène que celui des lapins témoins. Ces intéressantes expériences me paraissent probantes, bien que l'auteur ail négligé d'opérer sur des lots d'animaux, ce qui l'aurait mis, d'une manière certaine, à l'abri des variations individuelles, parfois tirs considérables, même chez les animaux d'une même portée.
D'après von Merisg et Minkowski, l'opium serait particulièrement apte à empocher la production du sucre qui se l'ait aux dépens (les matières protéiques. Il serait beaucoup moins en état de mettre obstacle à la transformation du glycogène en sucre. En d'autres termes, tandis que les antipyrétiques, l'antipyrine par exemple, se borneraient à gêner la formation du sucre aux dépens du glycogène déjà existant, l'opium chez un sujet au régime carné apporterait un certain obstacle soit à la production du glycogène lui môme, soit à la formation directe du sucre sans l'inlermcdîairc du glycogène (3). Je
ËMartz, toc. cit.
Riciiteb, Zur KenntnÎB der Wii-WunL'-voise eraiiBSclieidiuii; lierabsetzeuder Mît tel. (Zeils Nid., 1SHS, XXXVI. 1-2.)
(3) A titre do renseignement, et ekns être en État t
n'ai personnellement aucune opinion arrêtée sur celle manière de voir. Si elle esl exacte, — et la compétence des auteurs que je viens de citer me ferait incliner à le croire, — l'opium serait loin d'exercer chez le diabétique une action identique à celle des substances dites antipyrétiques, et ainsi s'expliquerait le t'ait qu'il esl, dans la thérapeutique au diabète, réellement supérieur . : l'antipyrine, bien que celle-ci donne que' des succès, en apparence, plus brillants.
3° Bhomthes. — Le bromure de potassium administré dès 1866, par Itegbic (d'Edimbourg), à un vieillard diabétique, et repris, plus tard par plusieurs praticiens, notamment par Félizet, a procuré quelques rares succès. On reconnaît, en général, qu'il esl un agent des plus infidèles dans la cure du diabète. Comme il ne semble pas possible qu'il soit susceptiblede favoriser la glycolyse, il doit, quand il agit favorablement, modérer la glycogénie. Mais il peut aussi amener une action défavorable : lui!/ dit qu'il aggrave parfois le diabète, sans doute en déprimant le sujet.
4" Jamulx. — Il est fort probable que le jambul, qui a joui, il y a quelques années, d'une certaine réputation, exerce également une action antiglycogénique : le professeur Colasanti (de Rome}, qui a étudié son aclion sur les digestions artificielles d'amidon, admet qu'il renferme un agent entravant la produclion du sucre. Marlz, qui a reprisées expériences, enéprouvaut l'action du jambulsurla diastase dumaft, la pancréatine, la taka-diaslase, la salive, le suc pancréatique, etc., a constaté que les tubes additionnés de jambul
fait, je menli 'limerai t|ue Cuolen (Arck. de pliirn>itu:odi/i<iuiùp, II, 3-i) aurai 1 vu l 'opium augmenter la glycosurie phlorizique.
OPOTHËIUPIË HÉPATIQUE 55
renferment beaucoup moins de sucre que les tubes témoins (1).
b° Opothébapie hépatique. — On doit à Gilbert et Carnot d'importantes recherches cliniques et expérimentales sur l'opol liera pi.? hépatique (2).
Les diabètes qu'ils ont traités étaient de nature différente. Dans plusieurs laits les résultats ont été insignifiants; dans d'autres, au contraire, dont ils ont rapporté l'observation, avec le graphique de la glycosurie, des améliorations considérables ont été obtenues (3).
II semble évident que l'opolhérapic hépatique ne pent agir qu'en favorisant l'action euzoamyliqiu- (4) du l'oie, c'est-à-dire la propriété qu'a cet organe de retenir les hydrates de carbone à l'état de glycogène. C'est ce qu'ont vu Gilbert et Carnot dans leurs expériences d'injection de sucre ('i). Chez les animaux ayant reçu de l'extrait hépatique, pour une même quantité de sucre injecté, la quantité de sucre éliminé était beaucoup moindre.
(1) M-ini7, Contribution à l'élude iliimique -lo graines de jamliul, in Titres i>i travail* s=nrrilili.|in-i, I.vnn, 1K98, p. 22.
(2) Gilbert et Cahnot, De l'opothérapiu hépatique ilans le diabète sucrO. (Comptes rendus de lu SuritUé de lliologie, 21 nov. 1896). — I.'opi'thcrupie, Paris, 1898.
(3) I.iîirwsiEit [Lyon niét/it:til. \-> mai> 1S!<;1) a C\è moins lieureui Sur lieux us il a eu deux insuccès.
(*) J'ai prti|njst' le mût tYetnounit/liK [mur uïsL-rier l'état du fou- dans lequel il soutient beaucoup de yb'-'of-'éne. {ou ;oamy-
p) Gilbert et Cabnot, Action ries extraits hépatiques sur la. djcu»arie eipé ri mentale. [Compte* rendus de la Sûcidté de BÎologie, 19 décembre, 1806.)