DIAGNOSTIC
« Pour diagnostiquer le diabète, disait Kulz, qu’il s'agisse d'enfants ou d'adultes, il suffit d'y penser ». Mais il faut y penser, car le diabète peut rester longtemps méconnu, et l’on cite dans la littérature médicale l’histoire d’un malade qui apprit son état de son valet de chambre. Celui-ci, ayant remarqué des taches d’urines empesant le linge de son maître l’aborda et lui dit: «Vous êtes diabétique », ce qui fut confirmé.
Il est bien évident que la difficulté du diagnostic augmente dès qu'il s'agit de diabète infantile. Le médecin ne saurait donc trop rechercher les signes de cette maladie chez un enfant qu'on lui amène, atteint de céphalalgie et se fatiguant vite, surtout lorsque l’un des signes cardinaux existe, la polyurie, par exemple, avec ou sans polydipsie.
Le nouveau-né, nous l'avons dit, mouille son linge très fréquemment ; il est pâle avec la peau rugueuse et parfois de Pœdème ; son poids ne suit pas la progression normale, bien qu'il soit pour ainsi dire toujours pendu au sein de sa nourrice, que réclament ses pleurs et ses cris ; les tétées sont suivies de vomissements. La recherche se fait dans l’urine, au moyen de la liqueur d’Almen, le dosage au moyen de la liqueur de Fehling ou du saccharimètre, tout comme chez l'adulte. Nous jugeons inutile d'insister sur cette recherche.