‹ Le Diabète Sucré Chez l'EnfantChapitre 6 sur 18 · MAD · texte numérisé non relu

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Son odeur n’a rien de caractéristique.

La saveur, au dire des auteurs, en est sucrée.

Sa densité, toujours supérieure à celle de l'urine normale, varie entre 1.010 et‘ 4.040. Redon cite un cas où elle atteignit 1.070. |

Au moment de l'émission, l’urine du diabétique est toujours acide. |

La glycosurie est l'élément essentiel, nécessaire du diabète. Certains auteurs et M. Baumel, en particulier, considèrent toute glycosurie, même passagère, comme un degré plus ou moins atténué du diabète sucré. Dans les formes graves de cette affection, la glycosurie est permanente et ne disparait que pour peu de jours, sous l'influence d’une maladie intercurrente, d’un purgatif, d'un accès de fièvre.

Toutes proportions gardées, l'enfant pisse plus de sucre que l’aduite.

Pource qui ést de l’urée, les observations n'ont rien de concluant et, aux cas d’azoturie rapportés, nous opposerons entre autres celui observé par M. Baumel, dans lequel l’urée et le glycose suivaient deux courbes absolument contraires, l’urée diminuant au fort de la glycosurie, pour augmenter à mesure de l'efficacité du traitement. Du reste, l’azoturie ne peut être mesurée à l’urée, car cette dernière peut dépendre de l'alimentation.

Les recherches de l’albumine et de l’acétone ont donné des résultats variables. Fu

L'examen microscopique décèle des cellules épithéliales du rein et, dans les cas de coma diabétique, de véritables cylindres.

La polydipsie marche de pair avec la polyurie; le malade éprouve une soif impérieuse, insatiable. L'enfant non sevré réclame le sein par ses cris, par ses pleurs ; il n’est jamais rassasié.

AUS, On Plus âgé, l'enfant boit à tout instant et, pour y parvenir, déjoue toute surveillance. | La polyphagie est moins constante; on cite pourtant des cas où l’enfant mange 4et 6 fois plus qu'avant sa maladie. Il est généralement constipé. La langue est sèche, rouge, vernissée et ne redevient humide qu'après les repas. Les gencives

sont souvent altérées et saignent à la moindre excitation.

L'haleine se ressent de l’état de la‘bouche et du système digestif : elle est fade et peut devenir infecte. L’acidité de la salive est de règle et offre au développement du muguet, si fréquent d’ailleurs chez les enfants, un milieu tout à fait favorable.

Le cœur est normal, mais ses bruits s’affaiblissent lorsque la maladie, progressant rapidement, n’est pas loin d’emporter le sujet. Il peut exister de l’œdème, soit à la face, et les paupières sont prises les premières, soit aux malléoles, aux jambes, aux mains. Cet œdème, que l’on considère généralement comme indépendant de l’albuminurie, peut s'accompagner d’ascite, d’hydropisie généralisée, d’anasarque.

La température centrale reste à peu près normale ; elle

diminue toutefois d’une manière très accusée pendant les cri-

ses d’acétonémie.

Nous n’avonsrien à signaler en ce qui concerne l'appareil respiratoire.

La peau est sèche, ridée comme celle des vieillards ; elle est pâle, décolorée; les petits malades ont un teint d'anémiques. Ils suent très rarement. Assez souvent, ils éprouvent un prurit généralisé qui les amène à se gratter. Des irruptions diverses peuvent se produire, eczéma, ecthyma, zona. Signalons, en ce qui concerne la peau, les furoncles et les anthrax, sans insister toutefois sur les relations bien connues qu'ont ces affections

LUSOP QUES avec la glycosurie et sur leur importance en ce qui concerne le diagnostic.

On a signalé chez les petites filles du Et vulvaire, de l'érythème dû au contact de l’urine sucrée, de la leucorrhée et du retard dans l’établissement de la menstruation ; chez les garçons, de la balanite et de l’inflammation du prépuce.

Les troubles du système nerveux sont moins intenses que chez l’adulte. Toutefois le caractère de l'enfant se modifie, soit qu’il demeure mou, indolent, apathique, soit, au contraire, qu'il devienne irritable, capricieux et grognon. |

Dans tous les cas, le travail devient difficile, l'enfant ne joue plus, il évite tout exercice. Souvent même son intelligence est atteinte.

Un symptôme ét est la céphalalgie, tenant éveillé la nuit le petit malade, que ses fréquents besoins d’uriner empéchent aussi de dormir. La somnolence intense est signe de coma prochain, de même que le délire et les convulsions.

Le sens de la vue est souvent atteint et l’acuité visuelle va diminuant, suivant que le mal empire.

De Graefe affirme la fréquence relative de le cataracte chez les enfants diabétiques. Cette cataracte est molle et suit parfois les mêmes oscillations que la glycosurie.

Notons enfin que l’état général est très mauvais ; il se fait un amaigrissement considérable, véritable autophagie qui parfois est très rapide.

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