PRÉFACE XV
Il rappelle une phrase d'un rapport de M. le D"" Max Durand-Fardel à la Société d'hydrologie médicale de Paris : « Le traitement thermal du diabète paraît se « circonscrire dans deux indications distinctes : l°faci- « liter la transformation des principes sucrés et féculents <( dans l'économie, 2° reconstituer l'organisme. »
Si la deuxième indication du savant hydrologue avait été placée la première, je n'hésiterais pas à dire que cette phrase, admirable dans sa simplicité et dans la Térité thérapeutique qu'elle exprime, résume la ligne de conduite qui doit être celle de tous les médecins hydrologues.
Toutes les eaux minérales, agissant sur le système nerveux pour en calmer Texcitation et pour lui donner le ressort qu'il a perdu, diminuent le diabète. La jonction à ce traitement hydropathique, des eaux qui doivent rendre au sang son alcalinité perdue, constitue le complément indispensable de la première partie de la médication. Et comme les eaux de diverses natures ont des compositions variées pour les principes constitutifs organiques et minéraux, de même que chaque malade a sa nature, ses idiosyncrasies spéciales, ses sensibilités métalliques personnelles, il faut que la médication réponde à tous les besoins réunis, à toutes les exigences constitutionnelles accumulées chez le même sujet.
Voilà pourquoi le D"" Duhourcau a pu accumuler dans son traité hydropathique du diabète, l'énorme série d'eaux minérales qui ont rendu, au dire des médecins de chacune des stations citées, de vrais services aux diabétiques.
C'est parce que le sang se remonte dans les stations d'altitude, comme dans les diverses stations minérales