Mac Gregor. London Medic. Gazette, 1837, XX, p
3. Magendie. C. /I. de l'Acad. des Sciences, 1846, XXIII, 27 juillet.
REYNOSO. — PETTENKOFER ET VOIT
a un caractère permettant de séparer le diabète sucré des autres polyuries.
Au commencement du \ixc siècle, Chevreul identifie le sucre deTurine avec le glycose; Tiedmann cl Gmelin découvrent la transformation de l'amidon en sucre dans le tube digestif; on décèle du sucre dans le sang, après l’ingestion d’amylacés, et Bouchardat soutient que le sucre excrété par les diabétiques provient des hydrates de carbone alimentaires. Bien qu’elle ne soit pas rigoureusement exacte, celle hypothèse était féconde.
Reynoso. — Pettenkofer et Voit. — Tel était l’état de la question du diabète, quand, vers 1817, Cl. Bernard commença ses mémorables travaux. Mais, pour ne pas en interrompre l’exposé, il convient de signaler, bien que pl us récentes, les publications de Reynoso, et de Pettenkofer et N'oit . qui, comme Mialhc, ne virent dans la palhogénie du diabète qu’un défaut de destruction du sucre :
Pour Reynoso', ce défaut vient d’une diminution de l’énergie respiratoire. De leur côté. Pettenkofer et Voit*, dans des expériences d’une précision en apparence irréprochable, crurent constater que l’exhalation de l’acide carbonique et l’absorption de l’oxygène étaient relativement moindres chez, le diabétique que chez l’homme sain, bien que la désassimilation fût, chez le premier, plus grande. Ils expliquèrent celte anomalie en supposant que les globules rouges étaient devenus incapables de fixer 1 oxygène. L’éclat des découvertes de Cl. Bernard laissa dans l’ombre celte hypothèse '.
1. A. Reynoso. Mémoire sur la présence du sucre dans les urines, et sur la liaison du phénomène avec la respiration ( Annales îles Sciences naturelles, 4" série, 1855 (Zoologie), tome III. p. 120).
2. Pettenkofer et Voit. Ueber den Stolïverhraucli l>ei der Zuckerharnruhr ( Zeitschrift fiir Biologie, 1807, III. 380).
3. Nencki et SiEUKK démontrèrent d'ailleurs un peu plus tard que les oxydations ne sont pas diminuées chez les diabétiques : si on leur ingère du benzol, il se produit chez eux la même quantitôde phénol que chez un homme sain (Journal fiir praht. Chemie. 1882, XXVI. p. 1).