‹ Le diabète sucréChapitre 15 sur 654 · OBJECTIONS A LA GLYCOGÉNIE HÉPATIQUE · texte numérisé non relu

OBJECTIONS A LA GLYCOGÉNIE HÉPATIQUE

il continue à soutenir qu'il n’y a pas trace de sucre dans le sang des artères ou des veines du système général, ni dans celui de la veine porte d'un animal nourri de viande (p. (»8) . Cette erreur fut relevée par Figuier qui, en précipitant les matières albuminoïdes du sang par l’alcool acidifié, put déceler, dans le sang normal de la circulation générale, la présence de sucre1 2 3 4 5 *, et qui en démontra aussi l'existence dans le tronc de la veine porte, chez un chien nourri de viande, deux heures après le dernier repas".

A ces faits, Cl. Bernard répondit, d'une manière un peu sommaire, «qu'ils sont complètement inexacts ». Il faut dire, à la décharge de CI. Bernard, que des chimistes autor isés, Lcconle *, Poggiale \ Lehmann * n’admettaient pas l’existence du sucre dans le sang de la veine porte (sauf, naturellement, dans le cas d'ingestion d'hydrates de carbone). — On constatait bien une réduction des sels de cuivre; mais on ne parvenait pas à obtenir de l’acide carbonique au moyen de la fermentation, que l’on considérait comme seule capable de fournir la preuve de la présence du sucre.

Dans un mémoire, Figuier 7 fit connaître une nouvelle expérience :

Chez un chien de forte taille, nourri depuis huit jours de viande de cheval, il retire six heures après le dernier repas 000 grammes de sang de la veine porte, qui sont traités par deux fois et demie leur volume d’alcool acidulé.

1. Figuier. Mémoire sur l’origine du sucre contenu dans le foie (Gaz. hebd., 1855, p. 83).

2. Figuier. 2*1 Mémoire sur la fonction glycogénique du foie (Gaz. hebd., 1855, p. 23b). — Schmidt, après Magendie, avait aussi trouvé des traces de sucre dans le sang des artères.

3. Cl. Berxard. (C. II. de l'Acad. des Sciences, XL, 2 avril 1855.)

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